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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 17:49

Autrement dit dans le texte en français : les montagnes jaunes. A quelques centaines de kilomètres de ShangHai.
Ce sont des pics de granites émergeant d'une part du sol d'autres part des nuages ce qui donne au lieu un aspect fantastique. C'est d'ailleurs une des images les plus connues de chine que l'on voit représentée sur les peintures.
Sur place les distances sont assez réduites, on passe d'un site à l'autre sur un demi kilomètre.
 
Arrivé à Tongkou, et après y avoir passé une nuit, départ pour la eastgate. Il est très tôt et je pense ainsi éviter la foule. Mais non. Dès le ticket office je suis déja entrain de jouer des coudes avec les chinois. Un moment d'inattention et en voici un qui vous grille.
Après en avoir écraser quelques un, j'embarque dans le téléphérique. La monté est très raide, mais en dix minute on atteint le sommet. Pas loin de huit cent mètres de dénivelé.
Je commence par le coté Est du bloc montagneux. Le paysage est vraiment imaginaire. Des apiques vertigineux, des pins suspendus au dessus de 300m de vide. Pas de mer de nuages pour l'imagination, mais des noms évocateurs : la mer de nuages de l'est, le pic de jade , le pic du lotus, le pin sur le pinceau...


 
Le soir je tente le coup de poker : trouver une chambre au sommet pour me lever à 5h du mat et assister au crépuscule. J'avais déjà fait quelques tentatives au téléphone, mais tout était complet.
Toutefois, je note néanmoins un dortoir en face d'un grand hôtel. 
Je lache 80 Y pour un lit, j'ai pas le choix. Pour vous décrire l'endroit, avez vous vu les émissions d'envoyer spécial sur les travailleurs chinois a Dubai : 6 mecs confinés dans 4m2, conditions insalubres. les lits sont composés d'un planche et d'une couverture et d'un matelas de 5cm d'épaisseur. 
Le mec veut me montrer les toilettes et les douches, mais dans ma tête je suis déjà résolue à ne pas payer 15€ la douche dans un endroit aussi sale.
Fin du premier acte.

Je crapahute dans les montagnes et j'en prend plein les yeux. Les déplacements sont facilités car les sentiers ont été bétonnés. En revanche tu choppes du dénivelé, pour passer d'un point d'observation à un autre. En fin de soirée je rejoint  le sommet le plus haut (1840m) pour le sunset. 
 
Après le couché de soleil dans un ciel brumeux, je redescend jusqu'au dortoir.
Je rentre dans la chambre, les lits sont tous occupés par des chinois. Reste un que je n'avais pas choisit et pour cause, un gars récemment venu s'est amusé à jouer Jakson Polock avec ses veines. Le matelas pourrait s'appeler composition en blood printing : Putain.
Je cherche mon sac a viande, mais non il est avec mon sac de couchage chez philippe. ok pour dormir habillé. L'ambiance est sympa, ils sont très prévenant avec moi et plutôt étonné qu'un étranger ne crèche pas dans l'hôtel d'en face. On partage la bouffe et on se raconte nos vies. Les jeunes parlent dès le primaire l'anglais, l'un bosse pour Nikon, deux autres sont des étudiants. Certains essayent de parler français. Je m'efforce de baratiner les quelques mots de chinois que j'ai appris. Bonjour : Niraho, épicé : la, pas épicé : boula,  j'en veux pas lâche moi la grappe : bou yao, je te trouve très jolie :  etc..
Parmi eux, un couple de quinquagénaires chinois observent et essayent de communiquer. Les jeunes décident de mettre le réveil à 5h30. Pour ma part, je me décide pour une mise à l'horizontal à 21h, claqué.
C'est alors que je constate que mes pieds dépassent de 10 cm la longueur du lit.
Les chinois quant à eux, continuent leur discussion.

23h. Ne pouvant pas dormir, je me lève pour aller aux toilettes.
Vous vous dites James ta vie intime ne nous intéresse pas. Justement ce que je veux vous raconter est un des plus grand moment d'intimité partagé avec des chinois. Un moment que je qualifierait d'étonnement, de surprise. Je rentre dans les toilettes composés de trois chiottes à la turc et deux pissotières. Sur les chiottes à la turc, deux chinois accroupis, entrain de faire leurs affaires. Comment je le sais? et bien c'est simple dans les chiottes communes, il n'y a pas de cloisons. Ils sont concentrés, pensifs et fume leur clope tout en fixant le mur d'en face. Ils sont dans un tel état de détente qu'il pourrait se passer un paquet de chips et ouvrir une bière.
Ils me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits.
De retour « livide » dans mon bloc, je me colle un peu de réconfort dans les oreilles. « up and down and back again » de Powderfinger encore eux.
Bon , les chinois on fini leur bordel à minuit, après j'ai eu droit aux ronflements, un concert de pet et surtout le réveil qui sonne à 4h30 du mat. L'aurore était prévu à 6h12. 

En haut du « pic du singe qui observe la mer de nuage », j'ai une vue plongeante sur la vallée. J'adore les aurores. La brume qui se dissipe. Le soleil qui émerge et nous réchauffe. L'air pure déchargée d'humidité. 
Le soleil apparait peu à peu derrière les arêtes des montagnes jaunes. Les couleurs du ciel change du rose pale au rougeoiement puis bleu.


 
La marche de l'ouest.
Retour sur Tongku, j'opte de descendre vers l'ouest. 5 km jusqu'au téléphérique et pas plus de 8 du télépherique jusqu'à la porte ouest. J'envisage pas plus de 5 h de marche. En fait des marches, j'oublie simplement celles à gravir et à dégravir dans l'autre sens. Je me tue dans les montés et vomit dans les descentes. La marche de l'ouest passe par des sentiers suspendus. Des escaliers à descendre à la vertical et tout au bout des marches le vide. Dès que notre regard se lève de quelques degrés, on se sent près de basculer. 
Bref 9h de marche pour accéder au téléphérique. Ils me restent à affronter la queue de chinois qui bataillent pour entrer dans les cabines.


    
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