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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:34

Bolivie-potosi-004

Ami lecteur tu penses, j'ai fait le tour des grosses sensations et bien cale toi bien dans ton fauteuil et prend ton mouchoir car j'en ai pas fini avec toi.

Apres une journée que nous passons pour la cause administrative chez les cops et à l'hosto, John part pour santiago pour se faire poser des broches pour son bras cassé, Olly et moi sous traitement à l'ibuprophene décidons de prendre un taxi pour Potosi. Pas envie de prendre le bus.

Potosi, c'est une ville à 4000m d'altitude autant vous dire que les efforts sont extrêmes à cette hauteur. La ville est plutôt agréable, architecture baroque, potites rues, potits hotels, potites gargotes c'est potisi. Ce qui est vraiment intéressant à Potosi c'est les mines d'argents. L'exploitation a commencé avec l'arrivée des Espagnols et continue encore aujourd'hui.

Nous nous équipons avec casque, bottes, pantalons et veste de mineur. Notre casque est équipé d'une lampe. Pedro notre guide est un ancien mineur, qui aime faire visiter une mine de sa famille toujours en exploitation.
C'est une mine perchée à 4150m, durant le trajet nous avons tous pris notre dose de coca et avons acheté pour les mineur de la dynamite, de l'alcool et bien sur un sachet de feuille de coca. Après nous avoir présenter le traitement des minerais d'argent nous pénétrons enfin dans la mine. Celle-ci s'étage sur 80m de profondeur et sur 6 niveaux.
Le couloir d'entrés fait un 2m de haut, il est parcourus par des rails et des tuyaux d'aération.

L'atmosphère se fait de plus en plus oppressante à mesure que l'on avance, moins de lumière mais surtout toujours plus de poussières ce qui rend avec l'altitude la respiration d'autant plus difficile. Bientôt nous sommes rejoint par l'équipe qui s'occupe de remonter le minerai, ils avancent dans des petits wagons motorisés à l'électricité. Parfois le plafond n'est plus qu'a un mettre, nous mettre à genoux et crapahuter comme demande un effort physique important d'autant plus qu'il n'y a plus d'air, nous avons couvert, nos visages de foulard de façon à se protéger de la poussière

Le couloir se fait de plus en plus petit, on doit passer bientôt au 4ieme niveau, mais pour cela il faut descendre dans un boyau pas plus grand de 80cm et ce sur 15 m. Le seul moyen de passer est de ramper.
Tu te dis tout bonnement « putain pourvu que le plafond ne s'effondre pas », surtout qu'il n'existe aucun étayage. Je regarde devant, surtout ne pas penser à cet espace si réduit, ne pas penser, au bout de 15m, on se redresse dans une salle un peu plus grande. Je suis au bord de l'asphyxie mais surtout de péter les plombs. Je me raisonne à mort pour ne pas céder à la panique et essai tant bien que mal de reprendre mon souffle. Je me revois entrain d'étouffer dans l'accident. J'arrête le guide deux secondes pour que nous puissions récupérer.
Après un exercice de relaxation et quelques feuilles de coca, nous reprenons notre route pour aboutir dans une excavation ou deux mineurs extraient le minerai. Nous leur offrons quelques sachets de feuilles de coca et de la dynamite et entamons la discussion. Quelques irréductibles tentent de faire leur boulot, mais sont à genoux au bout de 5 mn.
Un temps de repos nécessaire pour reprendre à nouveau des forces. Reste deux niveaux à voir, tain j'espère simplement que le plus dur est fait... mais non.

Pour descendre au 6ieme niveau il faut emprunter un puit pas plus large que le corps d'un homme, je suis obligé de retirer mon sac pour passer dans le conduit, mes deux épaules touchent le bord, ensuite il faut basculer la tête en bas pour ramper sur 10m. J'ai retiré le foulard pour mieux respirer, des odeurs particulières circulent dans la mine, l'odeur du minerai, l'odeur de la dynamite et l'odeur de la feuille de coca.  J'arrive dans un espace où le guide nous attend assis, pas moyen de se mettre debout. Là un mineur creuse à l'aide d'une barre à mine un trou pour insérer la dynamite. Le boulot de dingue. Il nous serait impossible de mener un tel effort. D'ailleurs, ils sont toujours entrain de mâcher de la coca. Ils y descendent pendant 8 heures, ne font qu'une pause de 1h, mais n'ont pas le temps remonter prendre l'air. Nous lui fournissons la dynamite restante. 

Un peu plus loin dans un espace encore plus réduit, un mineur fait un pause et se recharge en coca. Le temps de taper la discute sur ses conditions de travail. Il ne se plaint pas, il est mieux payer que la moyenne, de 2000 à 8000 Bolivianos par mois (de 200 à 800 euros), possèdent une protection sociale. Ils travaillent en générale pour une coopérative. Le mec est tranquille seulement allongé dans un espace de 50 centimètres de haut et engloutit toutes les 15 secondes une feuille de coca dans le bouche.

Ça fait 4 heures que l'on circule dans la mine, il est temps de remonter. 

Bientôt la lumière et l'air libre et l'histoire incroyable des rats de Potosi.

 

Bolivie-potosi-027

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commentaires

S

Eh ben mon vieux ! T'as été plus courageux que moi ! A l'époque, j'avais déjà commence à suffoquer au 3ème niveau et étais donc ressortie avant de paniquer complètement ! Chapeau à toi d'avoir été
jusqu'à rencontrer ces travailleurs de l'extrême... surtout aussi peu de temps après ton accident ! Bisouxxx


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J


J'ai vraiment trouvé que c'était une épreuve, un peu fear factor tu vois le genre, sauf que qu'en cas de problèmes c'est pas la prod qui viendra te sauver ahahah.


ouai super chaud