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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 03:07
Aus-3-014
J'y vais sans détour white shark à port lincoln.
J'aurais pu rechercher un titre à la Colette Dufond « une journée formidable » ou à l'américain genre Christopher Mac Dowell « Death's kiss ».
Juste une petite chose et après j'enchaine, pendant que j'écris ces lignes je suis entrain de camper sur la plage à Bairdbay, pas un nuage à l'horizon seulement le soleil qui se couche, elle est pas belle la vie ?
Bref, mon pote Nic de Coalcity, je vous le rappelle pour ceux qui n'auraient pas lu les épisodes précédents, à quoi ca sert que j'use mes doigts pour eux merci, que Coalcity c'est newcastle en référence aux « Indes noires » de Jules vernes. Ok vous y etes ?
J'ai eu l'occase de faire la connaissance d'un de ses potes Niel plongeur depuis plus de 35 ans et qui en a fait pour un film documentaire, vous dire le phénomène. Actuellement, il est branché plongée photo.
Je m'enquière auprès de Neil de savoir si plongée sur la GBR est une bonne chose. GBR : Grande Barriere Reef. Pour quoi cette question tout simplement, parce qu'il faut se faire opérer et vendre un rein pour financer une expédition de 7 jours sur la GBR, soit la modique somme de 2850$ et que les conditions climatiques à cette époques sont pour le moins risqués : Tempête tropicale, typhon, pluies de grenouille.
Et qu'une fois que tu as payé en cas d'annulation, tu peux toujours retourner en Europe visiter les prisons turques pour récupérer ta tune.
De plus Niel m'affirme que finalement il y a pas plus à voir sur la GBR que sur la plupart des spots tropicaux.
J'intègre l'idée en me disant que c'est pas plus mal que je le garde pour plus intéressant...
Port Lincoln 6h du mat ma montre me réveille, la veille je me suis écroulé sur mon bouquin impossible de dormir. J'émerge et m'extrait du space ship, le soleil va bientôt pointé son nez la lumière est particulièrement belle, pas un nuage à l'horizon.
Quai de port Lincoln 6h30, le Calypsos Star accoste et abaisse la passerelle, nous sommes 12 à monter sur le bateau.
7h départ du bateau, le soleil apparaît enfin, la mer est calme, l'équipe du bateau nous offrent un petit breakfast de bienvenue. Nous atteindrons les iles Neptunes dans 2h.
Je part m'allonger sur un lit. 
Le bateau ralentit alors... des dauphins !!! des dauphins rejoignent le bateau. Nous sommes sur la prou, ils sont juste en dessous, profitant de la vague générée par l'avancée du bateau pour piquer un speed. Ils sont à moins d'un mètre on pourrait presque les toucher. On les voit sous l'eau s'incliner sur le coté pour nous observer, puis surgir, bondir. Ils sont une vingtaine. Le bateau accélère pour reprendre sa vitesse de croisière, certain ont laché l'affaire, mais deux d'entre eux continuent jusqu'à l'extrême limite de leur capacité. 
On approche des cote de l'ile. Les phoques ou des otaries se tapent des délires dans l'eau à proximité des rochers, on est jamais trop prudent.
Le Skipper donne les instructions pour la séance pendant que son collaborateur prépare la cage et lance les appâts. Des gros morceaux de thons, puis un liquide de sang et de morceaux d'abats en tout genre.
J'entends un américain vivant temporairement en Australie, annoncer que ca fait déjà deux fois qu'il participe à ce genre d'expédition et que deux fois rien, nothing, nada, queudale, dalkeu.
De leur coté, l'équipe ne cache pas que ca fait trois jours qu'il n'ont rien vu.
Je discute avec l'américain en américain, il le sent mal, à cause d'un autre bateau à proximité. J'ai beau lui expliquer qu'il va tous nous portez la poisse avec ses conneries, s'il ne s'arrête pas. Et bla bla bla...
Pour le faire taire, il ne verra aucun inconvénient à ce que je le pousse à l'eau, il pourra verifier de visu s'il y a du requins ou pas. Alors que j'allais lui faire gouter l'eau salé, la team propose d'essayer la wetsuit et de descendre dans la cage afin d'observer faute de mieux les bans de poissons entrain de s'acharner sur les morceaux de viande.
Toujours rien
Certain descende dans la cage
Toujours rien
Finalement en discutant avec un anglais je me décide à descendre.
On est deux dans la cage a regarder d'énormes baracoudas passer devant la cage.
Puis soudain, il est passé, incroyable on l'a vu à la dernière seconde. Il était déjà sur nous. Énorme !!!! 
Sa taille dépassait la cage de 1 ou 2 mètres. La diamètre au moins 1m50. 4 à 5 m de long d'après l'équipe.
Un deuxième passage, il heurte la cage et nous envoie paitre. La brutalité du moment est proprement incroyable. Il bouge impassible, mais en même temps impossible de le voir à plus de deux secondes de nous. Deux secondes c'est le temps de parcourir 25 m de visibilité.
L'américain a sauté dans la cage sans combi, il ne voulait pas rater une fois de plus le spectacle.
Il ne fait qu'une boucher des gros steaks de thon, la corde auquel ils sont attachés ne résiste pas bien longtemps.
On peut l'observer de vraiment près puisqu'à plusieurs reprises il longe la cage.. mais même avec un grand angle, il est difficile de l'avoir dans l'objectif.
Les groupes alternent.
Alors que le nouveau groupe s'installe, le requin percute violemment la cage. La fille qui descendait alors dedans se retrouve projeter en dehors. La tête la première dans la flotte, les animateurs la tire rapidement par les pieds et les épaules. Grosses frayeurs pour la minette qui du coup ne se sent plus très à l'aise pour descendre dans la cage. Dommage on aurait pu assister aux dents de la mer en direct.
 
Rassasiés d'images et de sensations, nos amis nous reconduisent à bon port. 
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