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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:00

 

 

Equateur-Shiripuno-017

Départ des galapagos pour Quito, ville à la salle réputation ( ah ça on m'aura prévenu ). Je dois rester deux jours seulement sur Quito, je suis passé par une agence pour aller voir une communauté loin dans la forêt amazonienne, prêt du parc de yasuni à la frontière avec la Colombie.

Ce qui me fascine la bas, c'est la tribu pardon communauté Huarani, en équateur ce ne sont pas des tribus mais des communautés. Des indiens qui ont été découverts dans les années 60 et qui vivent encore à l'age de pierre. Mais ils sont un petit peu farouches et les approcher n'est pas une mince affaire. De tout façon aller dans ce parc sans passer par un guide est mission impossible car les conditions d'accès sont très difficiles.
J'envoie un mail à l'agence, le départ est décalé au 8 puis finalement pour diverses raisons annulés. J'ai perdu 5 jours et il faut que je trouve un autre plan sans quoi je ne vais rien voir de l'équateur.

Je part donc en direction de Shiripuno dans la Selva pour quelques jours dans une communauté Kishwa. 

C'est la que je comprend ce que sont les transports en commun en Equateur. Le chauffeur pique un speed sur l'autoroute. Au premier virage je sens que je vais revivre une tragédie. Dans le fond des locaux ont commencé à vomir.
Je gueule un coup sur le chauffeur. : « Puede conducir mas despacio por favor , enculé de ta race !!! », comme cela suffit pas je me lève pour aller le voir. Il double tout le monde : les taxis, voitures, camions, il est à fond.
Je me retrouve à coté de lui pour lui murmurer des mots d'amour dans l'oreille, lorsque j'aperçois le compteur. On est en descente et le compteur indique 160. Il est malade.
Faute de mieux, je lui réitère ma confiance comme dirait un président à son ministre en pleine affaire judiciaire, par une phrase du même tonneau. Son collègue me sort que si il va moins vite il ne sera pas à 5h à TENA, CQFD !!!, mais que de toute façon Dieu, le Christ et si cela ne suffit pas la Vierge, veillent sur nous.
Ah ben il fallait le dire, me voilà rassurer, Bon ben tout va bien, je vais aller me rassoir !!! si j'en ai le temps.

5 heures de calvaire plus tard, j'arrive à Tena puis à Shiripuno.

Les kiswhwa sont des gens très sympathiques, heureux de pouvoir partager leur culture avec des étrangers.
Ils m'invitent à participer à des activités quotidiennes comme la pèche, le lavage de l'or, la préparation du Chocolat avec des graines de cacao, super boeno. D'ailleurs, j'ai pas pu m'empêcher de lécher la presse pour récolter le meilleur, ca compense des gros vers grillés qu'ils ont servis comme des Curly à l'apero. Je part aussi avec Pierre et Teo dans la jungle ou j'ai droit à des explications diverses sur les plantes.

Entre temps, petit saut à Misahualli pour une soirée ou nous faisons une partie de billard Equatorien, dans une ambiance digne d'un film de truand: un bouibouis, un vieux billard usé, des gueules d'équatoriens et dehors une pluie tropicale qui n'en fini plus. Il pleut même à l'intérieur... A une heure retour à Shiripuno à pieds sous la pluie battante. En arrivant à Shiripuno, le rio Napo a débordé et le village est inondé par 50cm d'eau. La pierre sacrée ou se déroule demain la cérémonie de l'ayahuasca est aussi inondée...

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 03:12

galapagos-santa cruz-004
galapagos-santa cruz-004
par James

D'autres photos dans l'album Galapagos

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 01:00

 

Une plongée qui allait s'annoncer sans grand intérêt si ce n'est qu'une otarie est venue à notre rencontre.

galapagos-Cousin-007

On la vu d'abord à la chasse, elle était assez massive, et elle chassait avec deux autres otaries plus jeunes. Je lai vu pendant un petit bout de temps faire des va-et-viens à toute allure et passer en contre bas à 25m.

C'est alors que je suis descendu à cette profondeur me poser sur le fond, elle m'a aperçu et se demandait certainement ce que je foutait là et je l'ai vu se pointer face à moi juste en face à la même hauteur. Je l'entendais faire des sortes de jappement, pendant qu'elle m'observait avec ses deux gros yeux, puis repartir.

Disparue ? non, alors que je nage en direction du groupe, la voilà qui me suit en observant mes palmes faire des battements gauche droite, gauche droite. Ça l'intrigue, je regarde sa tête suivre le battement des palmes jusqu'au moment où finalement elle mort dedans.

Un peu plus tard en revenant à une profondeur de 20m, la voilà encore qui me fait face, j'ai agrippé un rocher pour éviter de dériver. Elle s'approche maintenant très près, elle est à 20 cm de moi et j'ai vraiment l'impression qu'elle cherche à communiquer. Je sens qu'elle touche mes mains avec ses moustaches, on reste longtemps en face à face, je l'entends japper encore, elle s'approche encore par petit coup puis me file un coup de museau ou tout du moins essaye de chopper mon détendeur qui laisse échapper les bulles.

Si confiante dans l'eau, on a envie de les toucher et de leur faire des papouilles, un moment d'interactions inoubliable.

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 17:14

J'ai pas résisté longtemps à l'envie de débarquer sur ces iles, voir les tortues, les iguanes mais aussi me régaler en plongées.

 

Gordon rock
Une des plongée les plus spectaculaires, les plus incroyables : le grand océan, le grand bleu , le grand jeu.
Gordon rock, deux barres rocheuses dans lesquelles s'engouffre le flux et le reflux de la mer. Résultat un courant très fort qui conduit la plus part des pélagiques à venir se faire un nettoyage en règle sur les lieux.
En fait pour ce faire, ils ont besoin de petits poissons qui vont se glisser dans les branchies pour manger toutes les petites impuretés. Ils trouvent ces petits poissons près des récifs, mais ont besoin aussi de courant pour s'oxygéner. Deux conditions qui font qu'à ces endroits appelés cleanning stations, les gros du pacifique viennent faire une cure de jouvence.
Quand à nous, dès la mise à l'eau on a quelques secondes pour descendre à 10 m, pour éviter les courant de surface et s'accrocher au rocher.
Une fois dans l'eau, à 15m nous rejoignons l'entrée de la passe. Au bout de quelques minutes apparaissent des tortues, des requins à pointes blanches, des bancs de barracudas. Encore quelques minutes pour rejoindre un fond sablonneux à 25 m.
La visibilité n'est pas top, environ 10m, mais maintenant nous voyons très clairement un banc de requins s'avancer vers nous. Il s'agit d'un banc de requins marteaux, ils sont une dizaines, ils mesurent environ 3 m et se meuvent par de lents mouvements. 
Dans le bleu, un groupe d'une vingtaine de Golden Raies volent en formations au dessus de nous.
Puis nous faisons face maintenant à un escadron de 6 de raies Mobula. Ce sont des raies qui ressemblent à des raies Manta mais de plus petites tailles (3 mètres de larges comme même). 
Un véritable jubilé et on en aimerai encore.
Reste 15 mn, nous nous sommes posés à l'entrée de la passe, pour observer d'avantage les requins marteaux.
galapagos-GordonRock-004


 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 17:59

 

J'ai pris un bus pour passer la frontière. Dedans un américain, qui a vécu plusieurs mois en équateur et qui en connait un rayon sur le pays, qui en connait surtout un rayon sur la criminalité en Equateur et tout particulièrement sur Guayaquil. 
Intérieurement, je me dis que j'aimerai bien qu'il ferme sa grande gueule et qu'il arrête de me pomper la tête avec ses histoires de vols, de braquages, de meurtres, de blessés par balles, de faux taxi, d'enlèvement.

Je débarque un peu stressé dans la gare du bus à 22h... ambiance coupe gorge, peu de lumière et peu de monde... je tire au sort un taxi car du coup je ne sais pas lequel choisir, si je choisit celui qui n'est pas un criminel.
Hotel sanders por favor.
A peine assit, le chauffeur me dit que le coin n'est pas sur et qu'il connait un autre hôtel plus tranquille. Je lui assure pour ma part que celui là fera très bien l'affaire, en priant intérieurement qu'il m'emmène pas chez ses potes pour me dépouiller.
J'arrive à l'hôtel, le gars avait raison, ça sent le chaud. Un mec en arme surveille la porte de l'hôtel et le coin à l'air carrément craignoss. 
Je range toute mes affaires, laisse ma montre, mon passeport, mon appareil photo, la CB dans la chambre, met mon plus beau caleçon au cas ou je me retrouverai en slip question de dignité et prend uniquement 10$ pour faire le tour du quartier à la recherche d'un Cenar à 3 dollars. (cenar : diner en espagnol que je conserve ici à des fins de tournure de phrase).
OK je vois, je suis le seul gringos à m'aventurer sur la place. Quelques personnes déambulent comme des zombies dans la clarté blafarde des lampadaires.
Alors que je longe le parc, un homme surgit des buissons, juste à mon niveau. Sa tête sort à peine de l'ombre, il a les
bras glissés dans les poches.
Alors qu'il vient dans ma direction, je peux deviner sa figure. Le gars a la gueule balafré. Je me dis que que ça y est, ça va commencer, il ne m'a fallu que 15 mn avant d'avoir une embrouille.
C'est à ce moment là aussi que je me suis dit que avoir les tongs n'aident pas vraiment quand il faut courir.
Il est sur moi maintenant et m'interpelle (je traduit direct en Francais):
« eh Mister, il ne faut pas que vous restiez ici Monsieur c'est dangereux. » 
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 17:29

 

Décidément, je n'arrive pas à trouver l'inspiration pour vous faire découvrir le Pérou. Et plutôt que de vous servir de l'ennui comme un plat de spaghetti sans sel ni beurre devant Derrick, j'ai décidé de passer directement à l'Equateur, je reviendrais vous présenter le Perou quand l'inspiration viendra.

 

Equateur-001

 

L'Equateur c'est des images et des rêves en pagailles. La nature préservée : les galapagos, les parcs nationaux. Des cultures encore intactes avec des tribus indiennes découvertes il y a moins de 50 ans, comme les Huarani ou les Shuars appelés aussi Jivaros dans la région de Iquitos au Perou. Bref un pays qui vous amène aux portes de l'imaginaire.

 

Pour m'accompagner durant ce périple j'ai choppé un roman de Luis Sepulveda : Le vieux qui lisait des romans d'amour. Ca se passe justement dans le sud de l'équateur dans une région peuplée par les Shuar.

 

 

Equateur-002

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 05:29

Que vous racontez sur le Perou ?!?

Ben merde me voilà pris au piége. « Le Perou c'est super !!!, attends c'est génial !!! » m'affirme-t-on Tonton dans le les hôtels des voyageurs occasionnels. Mais voilà, je vais pas faire la fine bouche mais ça m'a pas plus exalté que ça. Again me direz vous. Ben oui voilà en fait ca s'explique, la Bolivie c'est l'aventure, le Perou c'est le haut lieu du tourisme en Amérique du sud. Pour exemple à Cusco tu cherches les Peruviens.

Ceux que l'on croise en Bolivie ce sont surtout des voyageurs au long cours. Et il existe une sorte d'excitation qui n'existe pas au Perou. De plus, je change d'univers sans vraiment en changer, les mêmes gens, les mêmes montagnes, ou quoi encore des montagnes, des volcans, des femmes à couettes et chapeaux, des quechs, c'est pas une nouvelle aventure mais la précédente qui continue.

Non finalement peut être pas les même gens, je les ai trouvés plus soft. Est ce que j'ai des anecdotes à vous raconter : non tout est lisse comme un voyage organisé, voilà pourquoi j'ai du mal à commencer ce chapitre.

But but but... y a vraiment des lieux Incontournables (note bien avec un grand I comme Inka coïncidences? No se) et qui auraient fatalement manqués dans ce voyage.

Je vous la fait sous forme de quiz ou je vous le donne comme ça, bon je vous la fait à la ouwanttobe a myonaire.

Qu'est ce qui m'aura le plus laisser sur le cul lors de ce séjour au Pérou

A : L'équipe des bleus lors du match contre l'Uruguay
B : L'équipe des bleus lors du match contre le Mexique
C : Machu pichu
D : L'équipe des bleus lors du match contre l'Afrique du sud

Attention y a un piège, je demande le 50-50 :

A : L'équipe des bleus lors du match contre l'Uruguay
B : L'équipe des bleus lors du match contre le Mexique

C : Machu pichu
D : L'équipe des bleus lors du match contre l'Afrique du sud

Bon manifestement réponse C car la réponse D était tellement prévisible.

Voilà le Machu Pichu en un mot comme en deux: AwSome, mais aussi Nasca et Cusco et une histoire passionnante : Juanita immortelle à 13 ans...

Bref j'ai pas trouvé le renouveau, me bol d'air et l'exotisme que j'attendais alors du coup Perou tuperware...

 Perou-Cusco-Inka valley-Machupichu-056

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:29

 

Bon ca fait deux semaines que j'ai quitté la Bolivie, en fait je suis à Cusco dans un petit café avec un expresso et deux pains au chocolat. 

Je suis à un moment du voyage ou j'ai envie de me poser, trop d'émotions peut être, mais non j'en ai jamais assez. J'étais parti de Sucré dans l'idée de me reposer un peu en tout cas d'avoir une vie un peu plus saine et de retrouver un peu le contact avec la nature. Me vient une question pourquoi ai je choisit LaPaz, je me demande bien.

J'arrive donc à Lapaz en avion, impossible de prendre le bus à nouveau. Mais le paysage vue d'en haut est magnifique, l'avion survole toute la cordelière. La ville est encaissée dans une vallée et dominée par des sommets à plus de 6000 m (dont le mont Huyani Potosi) qui achèvent les perspectives. 

Le point de repère à Lapaz c'est l'église de San Fransisco. 
Delà grimpent les rues qui débouchent sur les mercados ou les endroits plus touristiques mais tout aussi voués à l'achalandage des Boliviens. Les rues sont spécialisées à un type de commerce : l'électronique, les fringues, les coiffeurs... les peintures dont les affiches arborent une fille à moitié nue avec son pot, à l'instar des journaux de voitures pour kéké qui montrent une fille en talon aiguille assise sur le capot de la voiture. C'est juste une hypothèse, mais à confirmer : le bolivien de base doit penser que si il repeint sa maison avec la peinture en question il aura la fille comme accessoire.

C'est plaisant d'arpenter les quartiers, petites pauses au mercado pour un super jus de fruit à 3 Bolivianos (0,30€), ou dans la rue pour un hotdog plus épicés. Bref une ville agréable pour celui qui tente de s'immerger dans le quotidien des Boliviens.

Entre temps, visite de Tiwanaku, civilisation qui aurait été inspirée, voir aurait vu débarquer les extraterrestres qui leur auraient expliqué comment monter un mur. Cette théorie est à prendre avec des pincettes. Néanmoins, Hergé se serait largement inspiré de cette civilisation dans plusieurs épisode de Tintin dont le Temple du soleil.

Puis départ pour le mont Potosi, puis retour au bout de trois jours. Je reviens éclaté et surtout avec l'envie de me reposer. Mais ce que j'attends c'est le festival du Poder (dédié au grand tout puissant). Toutes les communautés, les corporations se rejoignent pour un défilé haut en couleur. Les Boliviens sont sagement assis sur les sièges pour admirer les défilés, il y a un monde dingue. Cela a commencé ce matin vers 8 heures, trompettes et grosses caisses raisonnent dans toute la ville et se terminera à minuit.

Enjoy....

Bolivie-Lapaz-Poder-114

Dur de reprendre la route, j'ai l'impression d'avoir laissé une partie de moi-même dans ce périple, c'est pourquoi j'ai aussi envie de quitter rapidement la Bolivie pour le Pérou et de reprendre mon souffle... direction le lac Titikaka, Puno, Cusco, Ariquipa, Nasca et peut être … peut être à nouveau l'aventure au fin fond de l'Amazonie... mais rien n'est jamais sur en Amérique du sud...

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 00:07

Bon, l'ascension du mont Huayna potosi dans le guide ils avaient marqué plaisante ballade au pieds d'une des montagnettes surplombant Lapaz.

...Nous nous arrivons au bout du chemin de terre qui mène au premier refuge en voiture à 4700m.

Nous collons dans nos sacs à dos, crampons, chaussures, piolets, duvet, pilules contre le mal d'altitude, une chtite cannette de red bull, quelques barres au chocolat. Au total 12kg. Eh bien ce qui pourrait être une petite balade de santé voir une baladounette se transforme vite en calvaire. Même si l'énergie est là, grimper un chemin qui plus est avec 12 kilos dans le dos, demande un effort incroyable à 5000m. En mon fort intérieur je me dit que je vais vraiment en chier. Le premier tronçon est plié en 4h, nous comptons comme même la perte de Fiona qui n'a pas supporté l'altitude et a du redescendre.

Le dernier refuge est à 5330m, il est 17h, nous sommes heureux d'être à l'avant dernier poste. Une soupe et des pâtes composent essentiellement le diner. 17h30 nous nous allongeons dans les duvets, claqués. Il faut dormir absolument et récupérer car demain pour avoir les meilleurs conditions, il va falloir décoller à 2h du mat.

19h30 je lève une paupière, impossible de dormir. J'entends mon cœur qui bat à fond au moins du 70 bit/mn, difficile de respirer aussi. Le manque d'air me maintien dans un état de stress. Je me retourne plusieurs fois, 22h28, 0h12, tain de merde j'ai pas fermé l'œil de la nuit et il est une heure du mat. Les guides se lèvent et prépare un petit maté (the à base de feuilles de coca) pour tout le monde. Nous nous équipons. Je met un teeshirt, un vêtement thermique, une polaire, mon jumper en alpaga, l'anorak, mon écharpe, mon bonnet en poils de lama, ma lampe frontale, le harnais, les chaussures (qui sont rigides et ressemblent à des chaussures de ski) les guêtres. J'allais oublier les sous gants et les gants. Et merde j'ai oublié le caleçon long, tain faut que je redéfasse tout. Les guêtres, les chaussures, le harnais, l'anorak, la combinaison....

30mn plus tard je suis d'attaque, paré comme un père Noël : En Rouge Et Noir, j'exilerai ma peur ; J'irai plus haut que ces montagnes de douleur.

Avant de passer sur le glacier, nous mettons les crampons, Francis et Philippe sont encordés avec le guide Felix et je suis encordé avec Mario. Dès le premier cent mètres je sent que ça va être super hard, le manque d'air m'arrête tout les 10m, j'ai besoin d'une pause pour reprendre mon souffle, mais pas plus de 5mn car sinon le froid pénètre dans les vêtements, il faut rapidement reprendre la route pour se réchauffer. Plus on avance plus ca se verticalise.

5860 m 20 pas, j'ai le souffle coupé. J'ai le bout des doigts qui s'insensibilisent avec le froid. La fatigue commence sérieusement à se sentir et il reste le plus dur à faire, car maintenant c'est un mur jusqu'au sommet qu'il faut franchir. Dans ma tête je rythme mes pas, un coup de piolet, puis les pieds un deux trois quatre. Je reprend mon souffle, un coup de piolet, un deux trois quatre. C'est lent mais la distance diminue peu à peu, Je commence à avoir des crampes, mais la victoire est à porté je suis à 6012m. On arrive sur la crête, le vent souffle et refroidit tout ce qui est à l'air libre. Prendre un photo est un véritable challenge.

6h30, victoire. Nous atteignons le sommet.6088 m.Bolivie-Huayna potosi 1677

Juste le temps de faire quelques photos, au sud Lapaz illuminée, le lac Titicaca à l'ouest, à l'est une mer de nuage couvre la vallée, au fond au sud le samaja. 

Le soleil se lève.

Il est temps de redescendre.

 

Bolivie-Huayna potosi 1678

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 02:42

Bolivie-lapaz-pano2

Mais avant de vous répondre sur cette question essentielle monumentale, environnementale, nazale, un petit point pause s'impose.

J'étais resté dans un but à Sucré, me reposer, résultat j'en sort encore plus fatigué que jamais, malade comme un chien.

Tout d'abord j'ai pris des cours à Sucré avec une petite école sympas Fenix, puis mes comparses du Tinku s'en sont allés au vent mauvais, me laissant avec le plus subversif de mes potes Thomas.

Merci Thomas pour m'avoir embarquer dans les lieux de débauche de Sucré, sympas vraiment, vous me connaissez je suis pas du genre à aller dans les boites de nuits hyper chaudes comme ça, faut vraiment me pousser avec mon éducation judéo-cretiennes. Bref quelques nuits au Joy ride et au Mitos ont eu raison de ma volonté.

Mais à ma décharge, je n'ai fait que mon travail, ce n'était que dans un but purement professionnel, que serait-ce un explorateur sans gouter les produits locaux. Bref un rythme d'enfer, couché 6h levé 12h tout ça pour étudier la vie nocturne.

J'arrive donc à Lapaz, un peu crevé, un peu malade dans le but d'explorer les environs petits pas tapons. Je prend direct rendez vous chez le docteur, pour d'une part soigner une grosse angine et d'autre part pour faire un check complet de mon body suite à l'accident de bus. Bon eh bien fallait bien ça, puisque je découvre que j'ai une cote de pétée vu sur la radio. Mais pour le coup rien à faire, ce qui me fait le plus chier c'est l'angine qui veut pas se barrer et qui m'empêche de respirer normalement. Je passe d'ailleurs deux sales nuits à suffoquer, je vous rappelle Lapaz c'est à 4000m en plus ma cote m'empêche de prendre de profondes respirations. De plus pour couronner le tout une des nanas du dortoirs fait un rêve érotique et pousse des gémissements à faire bander un sourd, bref je dort pas de la nuit.

Bon vous savez quoi j'ai pas pris de photos de Sucre ou peu, pas l'envie, y avait relâche. Finalement, sucré c'est bien pour faire la fête, mais y a pas matière; ca vibre pas, par contre, Lapaz, tu sens que c'est pas là que tu vas t'éclater, en revanche pour l'urban trecker que je suis aussi, tain là y a matière, le seul hic, c'est que t'as l'impression que tout le monde reluque ton appareil photo. Derrière l'église de San Francisco y tout un marché qui s'étend sur un quartier, ca grouille, ca magouille, ca tambouille. Je vais m'en occuper, mais j'ai autre chose en tête.

Bref je me suis assis dans un café j'ai sortie mon carnet, j'ai révisé mon espagnol, et j'ai pris un irish café pour me donner des forces. Car demain je me lève à l'aube pour attaquer mon premier sommet à plus de 6000m.

Bolivie-lapaz-mont-potosi

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