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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 04:58

Pensez vous qu'il est encore possible de pratiquer le sacrifice humain, pensez vous qu'il est encore possible que le sang coule pour Pachamama, pensez vous qu'il est encore possible de voir une des plus anciennes traditions précolombiennes.

Une chance unique nous est donnée d'assister à une des cérémonie les plus stupéfiantes et des plus ancestrales de Bolivie : le Tinku.
Le Tinku est une fête annuelle ayant lieu du 2 au 5 Mai où les peuples indiens honorent Pachamama (mother earth) en versant le sang en vue d'obtenir de bonnes récoltes mais c'est aussi l'occasion de règlements de comptes entre village.

Cette manifestions à lieu au nord de potosi et se déroule sur trois jours, le dernier jours l'ensemble des communautés converge vers Macha pour une des rencontres des plus violentes. Une communauté a coté du petit village de Santiago de Bombori, nous accueille pour ce premier jour de célébration.

Nous sommes au couché du soleil et deux Lamas sont sacrifiés et préparés, les hôtes nous peinturent du sang du Lama sur le visage pour nous honorer et nous donner de la force. 
Nous sentons instantanément qu'il faudra oublier le 4 étoiles car ca va être super roots. Plus tard, impossible d'échapper aux dons de nourriture car ce serait d'une extrême impolitesse, nous tendons nos mains jointes pour recevoir le plat le plus important, du mais des pois et des morceaux du cœur du lama...cru et fraichement sacrifié. Heureusement il fait déjà nuit... Bolivie-Tinku-009
Next , une soupe à base de viande, de mais of course et de pomme de terre dont la méthode de cuisson est assez inédite. Ils plongent des pierres brulantes dans la mixture, ce qui chauffe la soupe et l'assaisonne par la même occasion d'un goût de cendre et de pierre.
Next : la chicha, l'alcool local, un alcool à base de … je vous laisse deviner de mais again. La tradition veut que les femmes mâchent le mais et le recrache dans des pots pour le laisser fermenter. Heureusement, ils ont remplacé la salive par le sucre, mais ils sont une cinquantaine et il y a huit jarre d'au moins 50 litres qu'ils doivent liquider en 3 jours.

Place aux danses, au milieu, un pot de chicha, autour les hommes tournent en rond sur la musique répétitive, lancinante et hypnotique des zampoñas (flûte de pan) puis au son des charangos (petite guitare à dix cordes). Les hommes s'enivrent de musiques et d'alcool et tourne en tapant des pieds pour appeler Pachamama.
Bien sur Jésus et la sainte trinité font leur apparition dans la célébration vers minuit : l'heure pour nous d'offrir des présents comme des sachets de feuilles de coca, cigarettes ou de Puro (alcool à 90°). Nous sommes présentés un à un à notre hôte dans un instant des plus solennels qui s'accompagne d'une coupe de chicha. Chacun fait connaissance. Flute, danse, chicha, puis chicha puis danse puis chicha puis flute puis danse..

Crevé il est temps de regagner notre bercail. Notre gite est un piaule de trois mètres sur trois, une grange à outils, couvert pour l'occasion de quelques tapis pour nous isoler de la terre. Nous sommes neuf à nous entasser les uns sur les autres ce qui est un moindre de mal parce que dehors il fait bien en dessous de zéro.

Réveil, tidej, chicha, nous embarquons pour un autre village ou les communautés se réunissent à l'église pour obtenir leur bénédiction. A l'honneur danse, musique, alcool. Au fils des heures l'ivresse gagne crescendo. En fin d'après midi nous rejoignons Macha, une ville composée de quatre barres de maison encadrant une place centrale. Le soir, les premiers arrivants font le tour de la place en musique tout en tapant des pieds puis s'organisent en ronde.

Bolivie-Tinku-058Le lendemain, les choses sérieuses commencent. Je me suis levé tôt, je suis dans la rue, il est 7h30, des cercles se sont déjà formés et des combattants s'affrontent à points nus. La police régule les combats de façons à ce que ca dégénèrent pas trop, en utilisant de temps en temps des coups de fouet et des gaz lacrymogènes.
Les combats sont pour l'instant à un contre un, deux personnes émergent du cercle et se provoquent puis s'affrontent.
Vers 11h une accalmie, les policiers se sont retirés dans leur bureau. Des plus en plus de villages arrivent, font le tour de la place, dansent, boivent jusqu'à l'excès. Des cercles se forment au centre duquel les femmes prennent place pour chanter le huayños tandis que les hommes tournent autour d’elles en martelant le sol en cadence.
15h les tensions reprennent les participants sont complètement ivres et maintenant s'affrontent par groupe dans le chaos général le plus total. J'assiste même à des scènes de femmes qui se battent entre elles.
16H15 un homme s'effondre à nos pieds le visage tuméfié et dégoulinant de sang. Nous avertissons la police pour évacuer le gars au centre médical. Celle-ci ne trouve rien de mieux à faire que de balancer de la lacrymo pour écarter les gens. Le pauvre gars en prend plein la gueule. Au centre médical, le médecin nous précise que c'est une année calme et qu'il y a pas encore eu de morts.

Il est maintenant tard, les gens sont déchainés et se battent maintenant à coup de pierres en bataille rangée. On assiste à une véritable guerre de territoire dans les rues dont l'objectif est au pieds du clocher en haut duquel je me situe. C'est une suite incessante de flux et de reflux puis de lacrymogène et de dispersion puis à nouveau la place se noircit de monde...et c'est reparti pour un tour. Des gens sont étendus au sol, mais j'ai du mal à savoir s'ils sont vraiment ko ou bien s'ils sont ivres. Le centre médicalisé affiche complet et des zombies commencent à hanter les rues ensanglantés, hagards et anesthésiés par l'alcool.

Bolivie-Tinku-086

Les restes de la troupe s'est barricadé derrière des plaques de taules pour éviter les projections de pierres. Nous regagnons notre gite, galvanisé et en proie à la fatigue. Le Tinku nous a épuisé nerveusement, nous sommes plusieurs à vouloir prendre des vacances à Sucre.

Au Tinku, aucun homme ne craint la mort, c’est le sacrifice le plus noble pour un indien quechua car son sang abreuve Pachamama et apporte richesse à sa famille.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:34

Bolivie-potosi-004

Ami lecteur tu penses, j'ai fait le tour des grosses sensations et bien cale toi bien dans ton fauteuil et prend ton mouchoir car j'en ai pas fini avec toi.

Apres une journée que nous passons pour la cause administrative chez les cops et à l'hosto, John part pour santiago pour se faire poser des broches pour son bras cassé, Olly et moi sous traitement à l'ibuprophene décidons de prendre un taxi pour Potosi. Pas envie de prendre le bus.

Potosi, c'est une ville à 4000m d'altitude autant vous dire que les efforts sont extrêmes à cette hauteur. La ville est plutôt agréable, architecture baroque, potites rues, potits hotels, potites gargotes c'est potisi. Ce qui est vraiment intéressant à Potosi c'est les mines d'argents. L'exploitation a commencé avec l'arrivée des Espagnols et continue encore aujourd'hui.

Nous nous équipons avec casque, bottes, pantalons et veste de mineur. Notre casque est équipé d'une lampe. Pedro notre guide est un ancien mineur, qui aime faire visiter une mine de sa famille toujours en exploitation.
C'est une mine perchée à 4150m, durant le trajet nous avons tous pris notre dose de coca et avons acheté pour les mineur de la dynamite, de l'alcool et bien sur un sachet de feuille de coca. Après nous avoir présenter le traitement des minerais d'argent nous pénétrons enfin dans la mine. Celle-ci s'étage sur 80m de profondeur et sur 6 niveaux.
Le couloir d'entrés fait un 2m de haut, il est parcourus par des rails et des tuyaux d'aération.

L'atmosphère se fait de plus en plus oppressante à mesure que l'on avance, moins de lumière mais surtout toujours plus de poussières ce qui rend avec l'altitude la respiration d'autant plus difficile. Bientôt nous sommes rejoint par l'équipe qui s'occupe de remonter le minerai, ils avancent dans des petits wagons motorisés à l'électricité. Parfois le plafond n'est plus qu'a un mettre, nous mettre à genoux et crapahuter comme demande un effort physique important d'autant plus qu'il n'y a plus d'air, nous avons couvert, nos visages de foulard de façon à se protéger de la poussière

Le couloir se fait de plus en plus petit, on doit passer bientôt au 4ieme niveau, mais pour cela il faut descendre dans un boyau pas plus grand de 80cm et ce sur 15 m. Le seul moyen de passer est de ramper.
Tu te dis tout bonnement « putain pourvu que le plafond ne s'effondre pas », surtout qu'il n'existe aucun étayage. Je regarde devant, surtout ne pas penser à cet espace si réduit, ne pas penser, au bout de 15m, on se redresse dans une salle un peu plus grande. Je suis au bord de l'asphyxie mais surtout de péter les plombs. Je me raisonne à mort pour ne pas céder à la panique et essai tant bien que mal de reprendre mon souffle. Je me revois entrain d'étouffer dans l'accident. J'arrête le guide deux secondes pour que nous puissions récupérer.
Après un exercice de relaxation et quelques feuilles de coca, nous reprenons notre route pour aboutir dans une excavation ou deux mineurs extraient le minerai. Nous leur offrons quelques sachets de feuilles de coca et de la dynamite et entamons la discussion. Quelques irréductibles tentent de faire leur boulot, mais sont à genoux au bout de 5 mn.
Un temps de repos nécessaire pour reprendre à nouveau des forces. Reste deux niveaux à voir, tain j'espère simplement que le plus dur est fait... mais non.

Pour descendre au 6ieme niveau il faut emprunter un puit pas plus large que le corps d'un homme, je suis obligé de retirer mon sac pour passer dans le conduit, mes deux épaules touchent le bord, ensuite il faut basculer la tête en bas pour ramper sur 10m. J'ai retiré le foulard pour mieux respirer, des odeurs particulières circulent dans la mine, l'odeur du minerai, l'odeur de la dynamite et l'odeur de la feuille de coca.  J'arrive dans un espace où le guide nous attend assis, pas moyen de se mettre debout. Là un mineur creuse à l'aide d'une barre à mine un trou pour insérer la dynamite. Le boulot de dingue. Il nous serait impossible de mener un tel effort. D'ailleurs, ils sont toujours entrain de mâcher de la coca. Ils y descendent pendant 8 heures, ne font qu'une pause de 1h, mais n'ont pas le temps remonter prendre l'air. Nous lui fournissons la dynamite restante. 

Un peu plus loin dans un espace encore plus réduit, un mineur fait un pause et se recharge en coca. Le temps de taper la discute sur ses conditions de travail. Il ne se plaint pas, il est mieux payer que la moyenne, de 2000 à 8000 Bolivianos par mois (de 200 à 800 euros), possèdent une protection sociale. Ils travaillent en générale pour une coopérative. Le mec est tranquille seulement allongé dans un espace de 50 centimètres de haut et engloutit toutes les 15 secondes une feuille de coca dans le bouche.

Ça fait 4 heures que l'on circule dans la mine, il est temps de remonter. 

Bientôt la lumière et l'air libre et l'histoire incroyable des rats de Potosi.

 

Bolivie-potosi-027

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 16:13

Je reprend conscience, je vois à peine le jour dans ce nuage de poussière, j'ai du sang qui coule sur mes mains et le long de ma tempe, j'ai l'impression qu'une barre à mine traverse mon dos de part en part. A quoi je pense à ce moment là ? je me demande si les corps qui sont tombés au dessus de moi vont vite calter de là avant que je crève d'étouffement ou que le bus prenne feu.

 

La veille :

« Potosi !! potosiiiiiii !!! », à peine débarqués des 4x4, des représentants d'agence de voyages nous épinglent de leur voies stridentes pour nous refourguer des tickets pour notre prochaine destination : « Potosi » . Nous ne resterons qu'une soirée sur Uyuni et demain nous enchainerons avec un bus à destination Potosi.

Notre petit groupe de 6 s'agrandit au passage d'autres backpacker et finalement nous arrivons à une dizaine dans l'hotel Dairson pour négocier un prix toute concurrence, le soir nous nous retrouvons pour une pizza et finissons tous au fun extrême, un bar un peu lounge, sympa ou les tenanciers diffusent de la musique de tout type de Audioslave au Gispsy king. Au menu Mojito à base de feuilles de coca, Cachassa et discussion autour de la crise financière, capitalisme ou socialisme, fille en string ou en boxer ?

Le lendemain, 9h30 nous embarquons dans l'autobus.
9h40 chacun s'équipe de son mp3, les touristes sont regroupés dans un même espace. Parmi les Boliviens des familles et des petits gamins de 6-8 ans, nous faisons plusieurs arrêts pour prendre des boliviens qui n'ont d'autres choix de s'assoir dans le couloir du milieu.
10h15, j'ironise sur la façon dont conduit le conducteur, assez vite ce qui tranche avec notre ancien chauffeur, Mister Thomas me souligne d'ailleurs qu'à plusieurs reprises on est pas passé loin du ravin.
10h25, mon Ipod diffuse Cyberfreak de Treponempal
10h26, j'attaque la page 127 de « La route »
10h27, nous passons sur une voie en cours de réfection, le conducteur ne décélère pas.
10h31, il s'engage dans une chicane .Le bus entre dans le virage à gauche et s'embarque un peu trop puis le chauffeur tente de le ramener à droite mais le chassie s'écrase sur l'avant gauche du à l'effet d'inertie. Le bus bascule violemment et s'écrase en pleine vitesse sur son même flan. Assis à droite je suis projeté sur le coté opposé.

Ça ne dure qu'une demi seconde, j'ai pas le temps de m'accrocher au siège avant.

D'abord la stupeur puis les premiers cris, heureusement, le bus est très vite évacué. Je me relève, j'ai l'impression que ma colonne a été passé au broyeur, tout a fait conscient j'aide les autres hommes, femmes et enfants à sortir du bus.
Tandis que certain récupère les affaires dans le bus , ceux secouristes (surtout nous les touristes) organisent à l'aide des valides les premiers soins. Malgré nos attentions les Boliviens font bandes à part. Les secours sont rapidement appelés par notamment les gens du chantier. Mais de secours il ne s'agit que de 4x4 non médicalisé pour un sauvetage genre pick and go.

Parmi nos blessés, John qui était du coté gauche et qui a sérieusement mal au bras, Olly qui était derrière le chauffeur ainsi que plusieurs autres dont shawn ont du fait des éclats de verre maintes coupures au bras et aux corps. Plusieurs autres ont des plaies superficielles et saignent.
Difficile de faire le constat coté Bolivien, et d'ailleurs je ne suis plus tout a fait apte à réfléchir depuis 2 mn j'ai la vue qui se brouille, je ne comprend plus ce qu'on me raconte, je ne sais plus ou est ma gauche et ma droite, ni lire, ni écrire et j'ai furieusement mal à la colonne.

On est trois a être évacués sur l'hôpital de Uyuni le reste sur potosi

On est amené dans une chambre, Olly est rapidement pris en charge, John est sous traitement mais il grimace comme un jaune d'œuf sur une plaque de cuisson. Pour ma part j'ai l'impression qu'ils ne savent pas quoi, heureusement Olly se fait le parfait traducteur en espagnol de mon anglais. Une piqure plus tard ils me collent en observation pour la nuit.

Je me demande si mon état va perdurer auquel cas je me prépare à rentrer illico dans mon pays d'orige et ca j'en ai pas très envie, mais surtout j'ai pas très envie de rester dans cette état. 
Le lendemain pendant que John est emmené à la radio, je constate que j'ai retrouvé une part de mes facultés : je peux enfin regarder à la télé les Simson en Bolivien. On progresse j'ai au moins le QI d'une amibe.

J'en profite pour sortir de la chambre, je pousse la porte et pénètre dans une lumière aveuglante... étonnement, consternation et soupir, j'ai déja rencard avec Dieu ou quoi ? : « Euh gamin, j'ai école là tu peux pas me faire ca maintenant chuis trop jeune !!!! »

Non je suis juste dehors au milieu du désert, le reste du bâtiment est en cours de construction...

 

Acc_0484.jpg

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 21:02

San pedro 7h du mat, pas eu le temps de prendre mon petit dèj. Il fait beau. J'attends devant l'agence avec quelques autres pour embarquer dans deux 4x4.

La fine équipe du starship C'est une équipe internationale triée sur le volet parmi les meilleurs, la crème des crèmes, le top du top: Thomas (FR), shawn (US), john (UK), kristen (AUS) un couple de brésilien, des allemands, des anglaises...

Au programme 4 jours de traverser du plus grand salar, tiens j'aurais jurer que vous vous attendiez à un calembour.

Après une heure d'attente au passage de frontière Chilien, nous longeons le licancabur qui culmine à 6000m pour arriver au poste frontière de la Bolivie.

La journée se poursuit sur une superbe lagune verte, puis blanche, puis rouge, puis des geysers, puis des kilomètres de paysages désertiques, fantastiques pour finir à la fin de la journée dans une petite auberge. Sac de couchage et 5 couvertures de rigueurs pour passer la nuit dans de bonnes conditions. A 4000m il fait super froid la nuit.

Poursuite de notre route sur d'autres lagunes tout aussi hallucinantes. Les lamas et les vigognes nous regardent passer interloqués, indignés tandis que les flamants roses pèchent la crevette dans les lagunes.

Nous reprenons la route toujours plus vers le nord pour atteindre les lagunes de l'altiplano,le salar de chiguna

ainsi que de curieuses formations rocheuses.

Le soir nous faisons un stop dans un hôtel tout en sel, nous ouvrons nos premières bouteilles de vin, ce qui ne manque pas de nous achever. Demain levé à 5h du mat pour le sunrise sur le salar de Uyuni.

 Bolivie-salar uyuni -019

Le soleil rougit l'horizon, une étendu à perte de vue d'un sol craquelé, dur et blanc comme de la glace, des volcans, des montagnes qui émergent comme des iles d'un paysages de science fiction.

Nous sommes perdu sur une planète à des milliards de kilomètres de la terre et il n'y a personne pour nous sauver...

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 18:17

Juste une parenthèse

Un voyage au long cours c'est un nombre de lignes, de parcours, de vies qui s'entrecroisent et qui donne lieu à une interaction intéressante, parfois intense mais éphémère et qui se concrétise souvent autour d'une bière. Nos amis de 2h. J'ai l'impression que c'est particulièrement vrai en Amérique du sud.

Pourquoi, parce que plus qu'ailleurs les routards suivent un parcours, on a l'impression que comme les pigeons, pardon comme les euh … hirondelles ils migrent du sud au nord et d'Est en Ouest.

J'ai d'innombrables amis de deux heures, ceux avec qui tu sens que le contact ira plus loin que le simple contexte du voyage t'essaye de les conserver dans tes contactes, mais sans trop d'illusion. 

Parce que les moments sont extraordinaires, parce que ces moments sont forts parce que tu les partages aussi tu es tenu par un lien tout aussi fort mais aussi hyper fragile.

Pourquoi fait je cette introduction car ils ont participé pour une part à me sauver d'un inextricable cauchemar et à rendre ces derniers jours particulièrement exaltants.

Alors merci à toutes ces rencontres.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:00

chili-Atacama-Tatio-012

J'ai pris un bus de Valparaiso à San Pedro d'Atacama ville du nord du pays pas tres loin de la frontière avec la Bolivie et déjà au environ de Calama à encore 4 h de route, au crépuscule les nuages s'illuminent d'un rouge étonnant.

La ville est construite comme toute les villes latines autour d'une place et d'une église, trois rues drainent l'activité touristique. L'architecture fait penser à ses villes des westerns spaghetti mais presque. En fait cette ville est implanté au coeur d'un des joyaux du Chili, les deserts d'Atacama.

Un plateau à 3400 m d'altitude. Pour les costauds je vous déconseille de faire des pompes au réveil sinon tu vires au bleu immédiatement.

Bref la grande activité dans la région est de rayonné aux alentours pour voir les lagunes, la vallée de la lune, la vallée de la mouerté, le salar de Tara, grimper sur les volcans environnants, mais attention c'est au minimum du 5500 m et ça peut grimper jusqu'à 6000m.

D'ailleurs, il y a un volcan qui fascine et qui domine San pédro c'est le Licanabur, un cône parfais, haut et menaçant.

A San pédro, je glande un peu, d'ailleurs la ville est très sympa, le soir on sirote un petit Pisco sour bien assaisonné, je déambule avec des comparses dans les rues extérieurs pour tomber sur le resto locale plus typique que les pizzeria de la rue principale. Je me dis qu'il va falloir que je me mette plus sérieusement à l'espagnol, pour ne pas me retrouver avec une assiette de tripes alors qu'il me semblait avoir demander une Cazuela (plat local soupe avec cuisse de poulet dans un bouillon de mais ou de pomme de terre).

J'enchaîne les trips dans les environs, la laguna cejar, le couché de soleil illumine les barres montagneuses, d'un rouge sang. Tous ça est irréel. 

chili-Atacama-laguna cejar-012a

Le lendemain les geysers de Tatio, départ vers 4h du mat pour arriver vers 5h30 sur l'emplacement, à 4400m un petit -15 à la clé. Ça bouillonne cycliquement vas pas y mettre les doigts ça te décollerai la peau et t'aurais plu qu'a t'épluche les doigts en fleur pour faire un bouquet avec ta main et passer dans le journal de 20 heures comme curiosité de la nature. 

Mais le must, c'est le Salar de Tara, et j'espère que t'as pas mangé d'épices car a force de tomber sur le cul, il se pourrais bien que dans les jours à venir tu te tartines de préparation h. Des lagunes de toutes les couleurs, des flamants roses, des vigonias (petits lamas), mais des paysages immenses que te dire watch the pictures !!

La cathedral, la tête d'indien, les lagunes...

chili-Atacama-Tara-021

A Tara, je suis avec un groupe de trois qui vient de débarquer fraîchement à SP. Le Salar est juste à 4500 d'altitude avec des passages à plus 5000m, et comme dans les fables de la Fontaine, que voulez vous qu'il arriva ? Ben ça à pas loupé, juste après le repas un de membres du groupe (une nana) se fait une crise du mal des montagnes. Elle paraît complètement bourré, j'en rigolerai presque mais surtout elle n'en fait qu'a ça tête malgré nos conseils. 

Dernier clou la vallée de la lune, la vallée de la mouerte (vallée de mars). Je suis sur une autre planète, l'univers de la planète des singes ou de la planète interdite , un décors de science fiction en grandeur nature. Le chaos naturel s'est figé il y a quelques années pour donner ce décors tumultueux.

Je clos le Chili avec pleins d'images en tête des images douces, des brumes de valapariso aux grands paysages du désert..

Mais cela fait 4 semaines que je suis au Chili, et ce temps d'acalmie est le prélude à une des périodes la plus vibrante, la plus captivante et une des plus intenses de ce voyage. 

Vous voulez pas me croire ?

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 22:01

Inti-Illimani4.JPG

 

 

 

El pueblo unido jamás será vencido, el pueblo unido jamás será vencido...

Ca c'est ce que je connaissais du Chili quand j'étais jeune, le dimanche matin ça ressonnait sur la chaine de mon père et oui qui lu cru, à moins que ce soit ma mère qui avait des idées révolutionnaires et qui tannait mon père pour avoir son heure d'inspiration.
Le nom Chili évoque toujours les tragiques événements des années 70 la junte militaire, j'ai en tete salvador allendé, missing, les mains coupées de Victor Jara. Bref j'ai toujours eu une image dure et forte du Chili. Et j'étais impatient de décourvrir ce pays ou du moins une partie.


De pie, cantar
que vamos a triunfar.
Avanzan ya
banderas de unidad.
Y tú vendrás
marchando junto a mí
y así verás
tu canto y tu bandera florecer,
la luz
de un rojo amanecer
anuncia ya
la vida que vendrá.
 
De pie, luchar
el pueblo va a triunfar.
Será mejor
la vida que vendrá
a conquistar
nuestra felicidad
y en un clamor
mil voces de combate se alzarán
dirán
canción de libertad
con decisión
la patria vencerá.
 
Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
con voz de gigante
gritando: ¡adelante!
 
El pueblo unido jamás será vencido,
el pueblo unido jamás será vencido...
 
La patria está
forjando la unidad
de norte a sur
se movilizará
desde el salar
ardiente y mineral
al bosque austral
unidos en la lucha y el trabajo
irán
la patria cubrirán,
su paso ya
anuncia el porvenir.
 
De pie, cantar
el pueblo va a triunfar
millones ya,
imponen la verdad,
de acero son
ardiente batallón
sus manos van
llevando la justicia y la razón
mujer
con fuego y con valor
ya estás aquí
junto al trabajador

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 15:55

chili-Atacama-laguna cejar-009

De nouvelles photos sur le desert d'Atacama

Ps attention les yeux, les commentaires sont à venir, c'etait histoire de vous faire patienter
chili-Atacama-laguna cejar-009
par James

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 01:46

Bon les petits loups n'ayant pas une envie délirante de vous faire couler des larmes avec des émotions, je vais profiter de ce poste pour vous faire la visite de Valparaiso. Je ne vous dirais pas encore un fois comment je me suis retrouvé super zen à déambuler dans cette ville avec la musique de Inti-illimani dans les oreilles, ni comment j'ai pris un super pieds en observant les gens dans leur quotidien, ni combien d'empanadas je me suis enfilé, ni comment j'ai outrageusement fait defaut à la culture francaise en buvant du vin chilien, ni comment tu en prend plein les yeux avec les couleurs et les graphitis de cette ville.

NON ! je ne vous en parlerais pas . Ou plus tard peut etre...

Bonne visite...

chili-valparaiso-011

Urban Treck à Valparaiso
par James

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 18:00

Je suis resté une semaine sur l'ile de Pâques, de Pâques car découverte à Pâques; niveau créativité les explorateurs auraient pu faire mieux. 

J'ai pris mon temps, pas l'envie de courir mais plutôt de profiter de ce petit coin de paradis et disons le clairement de  rien foutre. Bon y a aussi de ça dans le voyage au long cour, des fois ça fait du bien, on peut pas être toujours au taquet marcher 9h par jours dans la jungle avec les sangsus, supporter 8h de pluies tropicales sans discontinuer, traverser des rivières déchainées, gravir des volcans énervés, dormir par moins 10, manger du chat, dormir avec les rats, se battre avec les moustiques, voir sa peau se détacher par 45° à l'ombre, laver ses fringues... y a un moment t'as envie de dire hola, break, stop,pysäkki, j'ai envie oui madame, d'un café expresso et d'un croissant et vous me l'apportez avec le sourire s'il vous plait.

Sur quoi, j'ai sillonné l'ile de long en large et ai visité les moindre recoins comme ces grottes véritables tuyaux ou s'écoulait la lave et qui servit d'entrepôt par la suite. J'ai aussi visité les fonds marins, mais pas de quoi s'extasier en fait.

Un dernier petit tour en bécane, chéviché, enpanadas et Pisco sour, et je me suis posé en face des Moais pour un dernier coucher de soleil, zen, bien, vraiment bien. Moi et la terre qui roule en tête à tête sur fond de maybe tomorrow.

"Maybe Tomorrow" des Stéréophonics

 I've been down and I'm wondering why These little black clouds Keep walking around With me With me It wastes time And I'd rather be high Think I'll walk me outside And buy a rainbow smile But be free They're all free So maybe tomorrow I'll find my way home So maybe tomorrow I'll find my way home I look around at a beautiful life Been the upperside of down Been the inside of out But we breathe We breathe I wanna breeze and an open mind I wanna swim in the ocean Wanna take my time for me All me So maybe tomorrow I'll find my way home So maybe tomorrow I'll find my way home So maybe tomorrow I'll find my way home So maybe tomorrow I'll find my way home So maybe tomorrow I'll find my way home So maybe tomorrow I'll find my way home 

chili-rapanui-2009

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