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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 06:15
J'ai loué un spaceship avec Dan un anglais, ce qui correspond à un espace (toyota) aménagé vraiment bien foutu et très discret puisque orange pétant. 
Heureux de quitter Sydney pour le sud. Le trip c'est la cote sud jusqu'à port Lincoln, puis abandon de la voiture à Adelaide et envole vers  Ayers rock centre de l'Australie et image emblématique.
La cote ressemble quelque peu à la Normandie ou au sud de la grande Bretagne à ceci près que la mer est d'un bleu turquoise et qu'elle fait bien 24°. On a enquillé les étapes, Jervisbay, narooma, snowy river nationnal park, ninetymilesbeach, Wilson promotory, philipisland, et Melbourne.
La cote est vraiment splendide, parsemée de petits ports de pèche, des coins paisibles ou il fait vraiment bon vivre et ou les australiens dégustent leur fish and chips en regardant la mer. Les australiens sont pour le moins super friendly et vachement respectueux. Toujours le sourire quand on leur demande quelques choses, toujours prêt à vous renseigner, bref un bonne exemple pour nos compatriotes de la police et de la douane.
Grâce au van on dort un peu à l'arrache, et les animaux du coin ne manquent de nous rendre visites. A jervis bay premier soir un opposum nous chaparde notre riz. À wilson Promotory les wombats déambulent en roulant des mécaniques entre les voitures en quête d'un mauvais coup.
 
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 02:40
Aus-018

Coal city, 10H30.
Je traverse la route qui mène de la maison à la plage. Nic me précède pour ce premier rendez-vous avec l'Éternité.

Ce matin c'est elle ou moi. Je me débarrasse de mes affaires sur la Beach et prend sous mon bras le surf. J'observe un instant la mer et les vagues et des vagues dune comme uniques montagnes. Je fixe l'horizon, j'attends que la mer veuille de moi.
Le surf tu voies, c'est un peu communier avec les éléments. Un bref moment de recueillement Nic me rencarde sur la culture surf : le take off, la zone d'impact, la grande lessive.

Après une profonde respiration je rentre dans l'eau, elle fait -10 et au loin on voit passer les iceberg. Les vagues font bien 2 mètres 55 de hauts. Je me met à nager pour attendre dans la zone du take off. Je suis déjà mort. Il a fallu palmer avec ses bras sur le surf, la tête bien haut en creusant le dos et faire 50 m dans les vagues qui roulent et viennent s'écrouler sur toi. Je m'étale sur le surf pour reprendre mon souffle. Un australien assis sur son surf et qui observe les vagues, me balance qu'il y a pas mal de requins dans le coin. Are you killing ? Lui reponje à gratter.
Ayant récupéré je me met en position assise et observe les vagues tout en observant du coin de l'œil les pros. On attend la grosse, la très grosse. La voilà qui se présente, mon premier takeooooofffffff et merde. Faut ramer comme un dingue pour prendre de la vitesse et décoller. Un coup de pouce de Nic et c'est la prise de vitesse et les premières sensations de glisse et l'énergie de la vague qui te pousse : mortel.

Je tente de remonter en amont des vagues pour rejoindre la zone du takeoff. C'est la que je comprend ce qu'est la zone d'impact. L'endroit ou les vagues déferlent et toi. Tu tentes de les passer avec ton surf. Voilà une grosse qui arrive. J'entends au loin nic: «  fais le canard !!!! ». Fais le canard il en a de bonne lui. J'ai pas le temps de cogiter que la vague rabat la planche sur le coin de l'arcade - je comprend pourquoi la zone d'impact et la lessiveuse- je passe dans les rouleaux pour me relever avec du sable plein le ben.
Ma pensée à ce moment là à part «'culé ce que je vient de prendre !!!! » est « le sable n'est pas fait pour être transporté dans un slip car ça gratte » Pas décourager pour autant, attend je saute de 4000 c'est pas un vague de 2 m qui va me la faire. Prenant mon courage et mes membres éparpillés sur la plages à deux mains, je reprend mon élan et mon souffle et repart à l'assaut.

Après deux tentatives, je décide d'une pause sur la plage. Je suis dead, mort en français dans le texte. Je me répand et imite parfaitement l'étoile de mer.

Dans le journal local un article montre un requin blanc péché à peine à trois kilomètres de la plage de newcastle.
Et dire que je croyais que c'était une blague.

 
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 13:33
Bon je suis à newcastle ou mon pote nic m'explique les mystères du surf. D'ailleurs demain levé 5h30 pour affronter la vague ( c'est du jamais vu chez moi ça )
NC, c'est un coin hyper paisible et sa baraque est à juste 100 m de la plage et que si il lisait pas le blog de temps en temps je l'aurais traité de tout les noms tellement c'est un privilégié d'avoir une life comme ça.
Bref, cela fait 4 mois ou plus que je m'exerce à parler anglais. Et il y a des fois je ne comprends rien. Mais c'est pas parce que l'autre parle rapidement, c'est plus parce qu'il n'articule pas ou bien qu'il a un putain d'accent un peu à l'instar de nos chtis. J'ai remarqué que les anglais du nord, avait un accent à couper au couteau de même que certain australien, si t'y va pas à la tronçonneuse c'est pine perdue ce qui vous en conviendrez mesdemoiselles seraisdommage. 
En plus du facteur accent, il y a le facteur éveille ou awarness. 
Voici une de mes journée classique en australie. 
Reveil, je croise marie (la femme de nic), je met 30 s pour chercher l'expression d'usage dans ces moment là. Bref le temps de trouver good morning, cela se termine en 
Hi
How are you doin ?
(intense reflexion) i'm ok.
10h30, j'ai retrouvé les mots d'une conversation basique, faut pas trop m'en demandé non plus.
13h ayé enfin je peux enfin avoir une conversation normale mais pas trop tec non plus.
Arrive la phase que j'appelle la grimpette. 17h heures à laquelle on attaque les premières bières. On est au beachbar, que des australiens curieux de savoir ce que je fais ici. 
2ieme bière et la conversation devient plus personnel. Qu'est ce que tu fais comme boulot. En général pour me donner du courage j'ouvre direct la troisième. 
Déja qu'en francais un pouillieme seulement de la population de mecs du domaine savent ce que c'est alors t'imagine ici. Je leur balance pas que j'étais urbaniste des systèmes d'informations, mais je tente le coup avec entreprise architecte (le terme anglos saxon). ah ok alors tu construits des entreprises ?
Va leur expliquer ce que c'est en anglais. Mais tout va bien, c'est pas un problème, je suis chaud à mort.
4 ieme biere j'en arrive a faire de l'esprit en anglais.
5 ieme bière, je parle à l'australienne, je ne termine plus mes phrases, et je ponctue savamment, de "hé mite", "Youknow", "i mean" et "..."
6 bière je parle deux langues... dans la meme phrase.. même pas peur
7 bière, parler anglais espagnol et francais tout en ponctuant de "you now", et "I mean" est un exercice qui n'a plus de secret pour moi. where is los banos ? you don know les banos ?
8ieme bière, les seuls mots qui me viennent à l'esprit sont good night... 
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 07:57
Aus-009

Insane in my brain (cypresshill)
Ca pourrait commencer par cette musique, insane in my brain.
From Asia to Australia. A peine débarquer pas trop le temps de m'adapter, ca fait mal. Tout me vient en tête, comment vais je faire, c'est un peu la panique, il faut que je bouleverse toutes mes références. Comment bouger comment m'organiser, acheter une voiture, avion, bus ? J'ai prévu une transition en douceur, une semaine de para à Pictom à 30 km au dessus de sydney. Mais c'est la merde pour contacter le club et aller la bas. Fait chier.
Je débarque dans le quartier routard. Ça pique, la vie à sydney est super chère, pas de logement à moins de 29$. Et puis c'est impossible d'échapper à toutes ces tentations.
Sur les trois premiers jours j'égraine les dollars, 150, 300, 450 je suis déjà entrain de recharger mon porte monnaie, faut que j'arrête l'hémorragie vite fait sinon je vais claquer tout mon budget.
 
L'entrée de Kings cross est signalé par un grand panneau Cocacola que j'aurai bien volontiers changé par Grande braderie du jambonneau.
Je pense à mes potes Jeff et Vincent. Et je ne sais comment introduire ce que je vais leur passer comme message mais si il existe un point chaud dans l'univers il est ici. Cunchi, Soho. Des le premier soir c'est l'immersion dans les bars et boites du quartier. Bon vous me connaissez, c'est pas de ma faute, je me suis laissé entraîner. 
Le quartier c'est kébab, boite, pute, bar, (pigalle quoi). Tu alternes pour trouver ta partition. Tu rentres dans les boites c'est le concours des talons les plus hauts et des jupes les plus courtes, vers 4h du mat, ca se découvre encore plus par des hauts de plus dénudés. German english, irish, australian ? Je pourrais pas vous dire vu que sydney c'est vachement cosmopolite. Il me vient une question : Paris ville de vieux ?
moi je voulais pas rester, mais bon ils ont tous insisté alors... Jump around (house of pain)
Jump, jump, jump. 
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 07:14
Hoian, nathrang, saigon, le delta du mekong Muine

Sale temps sur Hoian, il pleut et j'ai envie de voir le soleil, le village est joli, les gens sympathiques, l'ambiance au top lorsque les viets sortent des magazins de fringues pour voir la finale de seagame. Malaisie vietnam. Les sea game c'est une compétition entre pays d'Asie du sud est, un peu notre coupe d'Europe des nations.

Les écrans plats encombrent maintenant les trottoirs, il est 17h et tout l'économie du pays vient de s'arrêter.
A Hue, j'avais assisté à la demi finale entre la Thaïlande et le Vietnam, le Vietnam l'avais remporter, dans tous les pub alentours on entendait l'hymne national dédié à (la gloire du grand libérateur) Oncle HO : cteuh bordel.
Le match s'éternise toujours match nul...Les chaises en plastique ont envahit la rue et plus aucun scooter ne passe... bientôt la prolongation. La nation entière est suspendu comme je vous suspend maintenant.

Vietnam-FVN-003

Nathrang, je passe une semaine à rien faire, je me pose et tente de me réconcilier avec les viets.

Je passe la certif nitrox et sympathise avec les membres du club de plongée. Je vais faire un coup de pub pour le coup si vous allez plonger la bas je vous recommande donc ce club familiale et sympas angeldive.
J'ai fais quelques plongées, une visibilité pas extra (env 10m) mais c'est la mauvaise période. Pas de gros, mais du petit des hippocampes, des nudibranches dans un récif corallien intéressant.
Le ciel est bleu, il fait chaud, il fait beau, je ne m'aperçoit pas que l'on est le 24 décembre. Je passe la soirée avec la famille de Fred (le directeur du club) à boire de la vodka sur le trottoir. Les viets ont l'habitude de manger et de festoyer sur le trottoir et je suis en tres bonne compagnie. Sa femme est viet et a un putain de caractère. Ça doit filer sec. Mon verre est a peine vide qu'ils le remplissent de nouveau. Une question me vient à l'esprit : vais je retrouver mon lit ?
Le lendemain matin 5h, le crépuscule s'annonce, en même temps que le soleil surgit de l'horizon je tente avec mes petits neurones, actionner le cric intérieur pour ouvrir les paupières légèrement grippées. Je m'étire, me redresse, je suis sur la plage, l'estomac en vrac et une haleine de chien crevé. J'essaye de reprendre mes esprits mais c'est plutôt ougma ougma dans ma tête ( le trip le plus méchamment psychédélique des pinkfloyd ). Une bouteille de coca et deux efferalgan plus tard je réintègre les draps de mon lit.

Vietnam-FVN-017

Saigon
, je m'attends au pire, tout le monde dit que c'est pire que Hanoi, et j'avais pas trop appréciée Hanoi même si la ville possède pas mal de charme voir plus que Saigon en fait.
Mais en fait c'est beaucoup plus reposant, pas besoin de se méfier, les viet n'ont pas la mentalité que j'avais pu voir auparavant. Du coup t'y va plus en confiance. Le quartier ou je débarque c'est le quartier des petits hôtels, ambiance touriste et routarde, ambiance bar,s putes et boites de nuit. D'ailleurs même à Paris c'est pas aussi animé. A un croisement, deux bars rivalisent pour savoir qui attirera le plus de monde et qui occupera l'espace sonore de la rue.
La circulation est extrêmement dense, so many scooters, oui des fois je miafry. (célèbre danseuse coiffée d'un poulpe)
Elsa et Eliott me rejoignent le lendemain.

Le delta du mékong, on y est... au vietnam. Le delta, je vous recommande d'y aller, pas très touristique et authentique. Cantho, vinhlong, on prend un bateau pour explorer le delta, les marchés flottants, des bateaux nous croisent chargés d'armes, euh pardon j'ai eu un flash, des pastèques (quoi qu'en les lançant très fort ca peut faire une arme, mon colonel ). 
Les branches du delta ce sont de véritables axes de communications. 
Un nombre incalculable de bateaux de toutes tailles circulent dans les deux sens chargés de nourriture mais aussi de matériaux de constructions. 
Tôt le matin, les bateaux se rassemblent pour commercer dans le « marché flottant ». Fruits, sacs de riz, bateaux, chapeaux coniques composent l'image du vietnam et s'inscrit dans notre imaginaire. Sur le marché le long du port, on trouve de tout, divers poissons, crustacés, grenouilles, tortues, serpents.



Muine

Big hotel pour l'occasion, mais aussi cerise sur le gâteau. Un des plus beaux et des plus authentiques endroits du vietnam. Sur les guides, peu de choses font état de ce moment particulier et privilégié que nous allons vivre.
J'ai loué un scoot la veille, et nous nous réveillons à 5h30 pour observer les bateaux de retour de pèche au port de Muiné.

Vietnam-FVN-041

Le soleil ne s'est pas encore levé, le ciel est pur, les couleurs sont absolument magnifiques. Tout est calme, il fait doux, nous sommes seuls au milieu des vietnamiens. Des femmes coiffés du chapeau conique se regroupent et attendent que les hommes remmènent leur peche. Ces derniers arrivent dans de petites embarcations rondes en bambou et déversent leur butin dans des paniers. Ces paniers sont transportés par les femmes qui les rassemblent pour être finalement charriés dans des carrioles ou des camions.
On en prend plein les yeux, hors du temps, pour une heure encore...

      Vietnam-FVN-038

Goodby Vietnam

Ps : le vietnam a perdu
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 08:40
Amis lecteurs, amis admirateurs, amis à demi gratteurs...
D'abord bonne année à tous, bon j'ai mis un peu de temps à écrire tout ca car je suis tombé sur des bouquins assez passionnants concernant l'histoire du vietnam, notamment l'analyse de la victoire de Dien Bien phu par le général Giap, et écrire les articles trier les photos me prend pas mal de temps, voili, voila...

Pour les curieux, l'analyse de Giap est la suivante, Dien Bien Phu était une bonne option d'un point de vue tactique et stratégique, seulement la vision "bourgeoise" de la guerre a perdu les français, c'est à dire qu'ils ont sous-estimé ce qu'était une guerre révolutionnaire de libération.
Sur le drapeau Vietminh qui était planté sur le PCGONO de De Castries, il était marqué : "Déterminé à combattre, déterminé à vaincre". Ces gens étaient prêts aux sacrifices dans une but supra, la France avait déja perdu la bataille.

Vietnam-DBP-032 
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 08:11
Dien Bien Phu, Son La, Hanoi.

Son la est tristement célèbre pour sa prison. Déportation de prisonniers, exécution d'opposants politiques, voilà un peu l'ambiance sous le règne colonial français. Mais de quoi se plaignaient ils, les paysages sur la route de Son la sont superbes.

Vietnam-DBP-015
Mais pas trop le temps de m'arrêter car je dois régler un problème sur un billet d'avion et doit faire vite pour rentrer à Hanoi.
A Hanoi, je visite la célèbre Prison de … Hanoi, ou on été emprisonnés de célèbres pilotes Américain impérialistes dont John Mc Kaine. Sur les images on voit les prisonniers jouer au volley, lire, fumer leur clopes, comme je le notait sur l'article précèdent, c'est pas exactement le club Med mais ca y ressemble très fortement. Dans une autre pièce des reconstitutions montrent comment les infâmes colonialistes français traitaient les vietnamiens. Dans une grande pièce se dresse la guillotine : bonne ambiance. Une photo montre la tête de trois condamnés à mort.
Tout ça me donne faim.

Vietnam-DBP-019
Après un repas où j'ai gouté à différent spring roll, je m'empresse de me séparer de la Minsk, car le lendemain je descend en Sleeping bus à Hue. 
J'ai la gorge nouée et les sanglots plein les yeux quand je vois le nouveau propriétaire embarquer mon fidèle destrier. J'ai envie de tirer une Ode, mais j'ai pas trop le cœur. Je l'entend grincer sur une musique de Legrand reprenant les standards : 
« Ne me quitte pas , il faut oublier tout peut s'oublier et s'enfuit déjà le temps des mal entendus... »
« Je suis venu te dire que je m'en vais...»
« Si tu parts quand te révérais-je... »
Trop dur.

 
Combats ordinaires dans la DMZ
 
Bon Hue, le viet m'ont un peu gavé avec leur comportement. En fait les sleeping bus ne te laissent pas à la gare routière mais directement à un hôtel de leur choix avec lequel ils ont négocié. A la descente, je cherche mes bagages, un mec l'a déjà embarqué dans l'hôtel. Putain il 6H du mat et je suis fatigué, c'est comme d'hab. J'essaye de récupérer mon pack et le gars m'agrippe le bras, un autre fait bloque à la sortie, il veut que je visite la chambre qu'il me propose à 35$, rien que ça.
Sur le coup, t'as une certain tension qui s'installe, t'as comme qui dirait envie de prendre une batte et de taper dans le tas, parce que initialement j'avais pas envie d'aller dans son putain d'hôtel et que secondo j'ai pas envie de claquer 35$, sachant que je devrais avoir une chambre potable à 6$ voir max 10$.
Je regarde le mec qui m'a pris le bras, attends la connexion, puis lui explique du regard que si il continu le contacte physique, ca va se terminer en baffes. Il comprend le message, mais il lâche pas l'affaire pour autant en continuant à me harceler alors que je me dirige vers la sortie.
A la sortie, j'ai besoin de quelques minutes pour me situer, mais j'ai toujours dans les pattes ces chiens qui aboient. Je tente une direction jusqu'à une rue. Au bout de 50m, ils finissent par renoncer et retourner dans leur caverne, j'ai affaire maintenant aux vautours qui en mob. Un gars s'avance vers moi et me demande ou je vais. Je lui réponds Than hotel. Il me propose de n'emmener pour 10$ ou 15$ jusqu'à mon hôtel, en osant m'affirmer que c'est super loin. La ville est petite, il m'aurait dit 50 000 (1dol=19 000 dong), ca m'aurait semblé possible sachant que je ne connais pas ou se situe l'hôtel. Mais là, il veut clairement s'engraisser. J'ai pas envie de négocier.
Kong Cam on, (non merci) ais je réplique au moins 5 fois, mais ca ne suffit pas. J'arrête de lui répondre, pour finalement l'entendre m'interpeller et dire «I fuck you » plusieurs fois.

Je repense à Pierre Richard dans la chèvre : 20 ans de karaté, 10 ans de judo, un mec me dit « Connard » …
Au croisement, avec le nom des rues, je m'aperçois que la guesthouse est à 100 m. Il me vient tout simplement une expression très courante en tête : « Espèce de fils de pute, en plus c'était tout près » 
Bref, arrivé à bon port, dodo. Tout ça me donne plus trop envie de commercer avec les Viets.


 
Combats dans la DMZ
 
Hue c'est une des villes touristiques la plus proche de la DMZ. La DMZ, c'est la zone démilitarisée et la frontière qui séparait la république démocratique du Vietnam de la république du vietnam. Ça a cartonner grave dans les environs. Il existent deux spots intéressants : les tunnels de Vinhoc et Khe Sanh.

 
Khe Sanh.
Les américains ont installé plusieurs bases au sud du 17ieme parallèle pour contrôler la région, dont celle de Khe Sanh à 10 km du laos et à 23 km de la DMZ. Une victoire de l'armée pop du vietnam sur Khe Sanh aurait ouvert l'approvisionnement des vietcong.

Fin année 67, des combat sporadiques ont lieu contre des points d'appui autour de la base.
Le matin du 21 Janvier 1968, une violente explosion renverse le café du sergent Smith, la colline 861 est attaqué par les mortiers du nord vietnam. Sur Khe Sanh, peu avant 6h un obus atteint le dépôt de munition. 90% des munitions viennent de partir en fumer. 

La base est sous un bombardement est sous le coup d'un bombardement régulier et reçoit pas loin de 300 obus par jour. Avec l'arrivée de la saison des pluies, la base se transforme en paysages de boue.
Les assiégés sont soumis à une forte pression psychologique, parce qu'ils attendent à tout moment une nouvelle attaque des nord-vietnamiens cachés dans les montagnes environnantes. Les duels d'artillerie entre les canons de la base et ceux des nord-vietnamiens sont longs et fréquents.

À la Maison Blanche, le président Johnson se tient informé tous les jours de la situation au moyen d'un modèle réduit de la base. Les chefs d'état-major lui assurent qu'il faut tenir la base. Pour la première fois depuis le début de la guerre du Viêt Nam, le centre de crise de la Maison Blanche est ouvert 24 heures sur 24.
Retranchés dans Khe Sanh, les américains attendent l'attaque massive Viet pour en découdre mais elle n'arrive pas, l'offensive du Tet vient d'être déclenchée.

Les marines ont des positions avancées autour de khesanh essentielles pour la défense de la base. Ces points sont soumis aux attaques incessantes de l'armée pop NV. Le réapprovisionnement de ces points est un défi logistique colossale pour les américains qui doivent le réaliser par hélicoptère.
De plus en plus de perte les obligent à mettre en place un dispositif tres lourd. Les avions chargent d'abord déversent bombes et napalm, puis lancent des fumigènes pour aveugler les DCA viet, puis interviennent les hélicos.
Pendant que les troupes viet se retirent, la 1er division de cavalerie dégage la route 9 et désenclave la base. Fin de l'épisode.
 
      KS 8869
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 08:57

Vietnam-borne7 h pour faire 80 bornes et passer la frontière du Laos entre Mang kua et Dien bien phu. Une route en terre et passage de rivière. Je suis arrivé à Dien Bien phu crevé, lessivé.

Entré par Dien Bien phu c'est entré dans l'histoire passionnante du Vietnam. J'ai donc visité quelques lieux importants de cette histoire, dien bien phu, Son la, hanoi, la DMZ.





Préambule

Quelques mots de vocabulaires sont indispensables à la bonne compréhension de l'histoire.

On ne dit pas

  • Francais, mais french colonialiste
  • americain, mais américan imperialiste
  • armée du vietnam sud, mais armée fantoche
  • soldat du sud vietnam, mais puppet soldier
  • gouvernement sud vietnamien, mais gouvernement fantoche
  • on ne dit pas j'ai laché une bombe, mais j'avais seulement mal au bide.
  • On ne dit pas assassin de 17 personnes par empoissonnement mais révolutionnaire.

Le viet minh sont les révolutionnaires qui ont combattu les français colonialistes. Les viet cong sont les rebelles communistes vietnamiens du FLN hors armée régulière (du nord) qui ont combattu les ricains impérialistes et le gouvernement fantoche, tu suis toujours ?

Qu'est ce qu'une prison ?

Une prison est un lieu ou les infâmes colonialistes français ont déporté des innocents et des opprimés loin de leur famille et les ont sous-alimentés afin de les laisser crever de faim ou bien les ont condamnés à la guillotine.

Ces mêmes prisons ont été alors un lieu d'épanouissement et de villégiatures pour les prisonniers américains qui chantent à la choral, jouent au volley ball, au échec. Certain sont opérés par les médecins vietnamiens. Bref ils sont bien traités.

 

La bataille de Dien Bien phu

Les français prennent possession de Dien Bien phu lors de l'opération castor du 20 novembre 1953, tactiquement le but est de créer un point de fixation sur lequel viendront s'écraser les troupes vietminh comme à Na san en 1952. Stratégiquement, l'objectif est double : éviter un embrasement au Laos et couper le vietminh de ses bases arrières.

La France installe alors 12 Bataillons sous le commandement du Colonel de Castries et et s'enterre dans l'éventualité d'un guerre conventionnelle. Cela représente 14000 hommes. Le général GIAP dépêche sur place 33 bataillons et 6 régiments d'artillerie soit 80 000 hommes. Le vietminh réalise alors un travail colossal en transportant des pièces de canon et des batterie anti aérienne en haut des montagnes surplombant Dien Bien Phu.

Entre le novembre et le 13 mars 1954, les français font quelques sorties hors du camp en reconnaissance et se trouve de plus en plus tôt au contact du vietminh sans plus pouvoir avancer du fait de la pression de l'ennemi. L'étau semble se resserrer.

Pendant ce temps le vietminh a creusé des abris dans la montagne et a installé ses premiers canons mobiles qui pouvaient en sortir et entrer, ce qui les rendront quasi invisible vu du ciel.

Fin février des tirs de réglages sont réalisés.

Le 13 mars le Vietminh donne l'assault.

Vietnam-DBP-002 

Commence alors 57 jours de combats acharnés, le vietminh grignotant l'espace des combattants de l'union française jours après jours. L'histoire est vraiment passionnante. C'est une bataille perdue des les premières heures, les positions d'une composante des troupes d'élite ayant été anéanti dès la première nuit sur Béatrice (point d'appui au nord est du camp) sous un déluge d'obus Vietminh. L'artillerie Vietminh et la météo réduit à néant tout soutien aérien. S'en suit de furieux combats pour reprendre les collines.

Le colonel d'artillerie Pirot qui n'avait pas envisagé l'usage de l'artillerie Vietminh se rends compte du coup de l'inefficacité des contre-batteries françaises et se suicide*.

Le vietminh lance des vagues qui se heurtent à une défense acharnée, aux mines et aux tirs tendus de l'artillerie. Les pertes étant trop importantes, Giap décide de changer de tactique. La nuit dans le camp français, les soldats entendent le vietminh creuser des galeries et des tranchés pour s'approcher à couvert au plus près de leurs positions exerçant une pression toujours plus forte.

Les collines sont le théâtre d'offensives et de contre-offensives toutes plus meurtrières les unes que les autres. Mais si tôt une position atteinte, à cours de munition, le combat se termine à l'arme blanche.

Vietnam-DBP-006

Le 7 mai 1954 l'ordre de cessez le feu est donné.

On estime à près de 25 000 le nombre des vietnamiens tués pendant la bataille. L'armée française compte 2 293 morts dans ses rangs mais, sur les 11 721 prisonniers de l'Union Française, valides ou blessés faits par le Vietminh, plus de 71% décèdent en captivité

voir le film dien bien phu de Pierre Schoendorffer qui était caméraman la bas pour l'armée.

Sur place, quelques éléments de la bataille ont été conservé, comme le PCGONO, les tranchés de la colline Dominique, et quelques pièces d'artillerie. La ville s'étant maintenant sur des kilomètres recouvrant depuis 60 ans les stigmates de la bataille.

 Vietnam-DBP-011

*c'est pas comme raymond Domenec

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 07:46
J'ai pris quelques jours pour aller à la rencontre des tribues du nord du Laos.
D'abord une première immersion chez les hmong et les kamu à coté de luang Prabang et une deuxième qui s'est avéré plus riche au nord est dans les tribues Blue hmong et Akha.
Ces tribus sont tellement isolées qu'elles ont conservé leur tradition animiste et c'est chez les Akha qu'elles sont les plus remarquables.
Laos-3001
 
Nuit dans une tribu Kamu. 
 
Ces tribus viennent du cambodge et se sont installés dans les montagnes. Depuis quelques années le gouvernement tente de les regrouper pour assurer un meilleur apport sanitaire. Aussi cette tribu n'en ai pas à son premier contacte avec les blancs. 
 
Le village est rempli de gamins qui s'amusent avec un rien. Devant l'école s'est improvisé un terrain de volley, mais le but du jeux n'est pas de renvoyer la balle avec les mains mais avec les pieds. Ce qui donne au joueur des positions acrobatiques. Les adultes terminent les taches courantes avant de se regrouper autours de feux et fumer leur pipe.
La nuit devient fraiche, alors que nous cherchons nos polaires, à notre retour les Kamus ont disparus … 
Quel chance avons nous de parcourir ces terres encore épargnées par la vie moderne et de se plonger ainsi dans une culture intacte. Quelle est ce cette mystérieuse disparation, encore un rite, une tradition, à 19H tous s'enferment lorsque les esprits viennent envahir le village. En fait, nous raconte le guide tous sont rassemblés dans la maison du chef. Certainement sont ils entrain de sacrifier quelques enfants pour que l'esprit de la foret les épargne.
 
Discrètement nous tentons une incursion. Nous tendons l'oreille c'est horrible ...
A en croire leur rire c'est une comédie qu'ils sont entrain de regarder, dans la seule maison ou il existe une télé. Ils sont tous captivés.

Laos-3011
 

Sur le chemin des Akha. 
Proche de Muang Sing se sont installés différentes tribus, des Karen, laten, Lao, Dao,Miao, Akha, Hmong. Les tribus Akha viennent du sud de la chine et ont émigrés jusqu'au nord du sud est asiatique pendant des milliers d'années. Ils occupent alors l'espace qui reste, c'est à dire les montagnes. Il y a un esprit dans chaque chose, la foret, la rivière, la terre, le soleil. 
 
Serpents, sangsues, araignées, ponts en bambou suspendus à 40 m du sol, ne viendront pas à bout de nos efforts pour atteindre le village.
Laos-3042

Après 7 heures de marche dans la jungle, derrière les fougères, se dresse enfin l'entrée du village, « THE GATE ».
Cette porte est constituée de trois montants et de sculptures en bois représentant des armes. Les couteaux qui ornaient la porte ont laissé place aux fusils, grenades et lances roquettes pour éloigner les mauvais esprits. Je m'interroge, vais je pouvoir entrer par la porte ? De cette dernière part une cordelette qui entoure le village interdisant ainsi son accès.
A droite une sculpture d'un couple entrain de procréer . La sculpture a vraiment une allure inquiétante comme habitée par une présence. Le guide refuse qu'on la prennent en photo.
 
Nous sommes attendus. Sur le chemin des dizaines d'enfant nous observent. Des que nous sortons nos appareils (photo j'entends, je vous le répète dans ce village point de mauvais esprit), le gamins fuient en criant ce qui a pour conséquence de rameuter le reste du village. 
Dans le village, nous trouvons quelques objets de cultes animistes comme une grande balance surplombant le village (lieu de célébration et de sacrifice) ou de petites maisons en bambou pour nourrir les esprits et demander une meilleur récolte. 
 
Laos-3043

Une famille nous accueille chez elle et nous partageons avec elle le LAO LAO, whisky local fait à partir de riz. Des douilles font office de verre. C'est roots. Caractères spécifiques aux Akha, les femmes revêtent une coiffe faite en pièce. Elles ont les cheveux très long et mettent plusieurs dizaines de minutes à se coiffer de cette parure.
En attendant, nous tentons de nous prendre une « douche ». Action contre la faim a construit un puits avec une pompe au milieu du village. Nous sommes trois à nous aventurer. Alors que nous tentons de nous laver. Une bonne partie du village, s'est rassemblée et nous encercle pour nous observer.  Abstraction fait des 200 personnes autour de nous, on se laverait presque en toute intimité.
J'en profite pour leur montrer mon cul tout blanc.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 16:25


Deux jours de bateau pour rejoindre Houa xai, avec la minsk sur le bateau. Un premier jour de Luang à Pakben puis nuit à Pakben pour reprendre un autre bateau jusqu'à Houa xai, ville de transite pour passer en Thailande.
Le jour du départ au petit matin, je descend vers le port pour acheter mes billets, l'air est frais, les montagnes alentour se perdent dans la brume. 
A l'embarquement, des kilos de riz et de victuailles en tout genre sont chargées, de grands paniers dans lesquels survivent des poules et des canards sont hissés sur le toit. Les petits cochons protestent mais vont disposer de la meilleur vue sur le toit.
Les sièges baqués défoncés sont pour les touristes tandis que les laotiens s'installent parterre à l'avant du bateau.  Plus à l'arrière un petit comptoir pour les petites faims, les toilettes à coté d'un énorme moteur à l'air libre et qui fait un barouf d'enfer. Puis tout a fait à l'arrière l'habitacle. 
10 h pas moins pour remonter le mékong de Luang Prabang à Pakben et mes poches allégées de 250 000 kips. Et autant de pakben à Houa xai 
Plusieurs arrêts sont effectués pour ravitailler les villages le long du fleuve. Le parcours est ponctué de scènes de vie qui animent la remonter vers Houa Xai. Des pécheurs, des enfants qui s'amusent, des femmes qui se lavent ou cherchent des crustacés.

Étant en saison sèche, le fleuve a atteint un niveau très bas et les pilotes ne sont pas trop de deux pour slalomer entre les écueils submergés. Le fleuve a une couleur marron clair et se contorsionne et s'émulsionne tout en provoquant de curieux remouds.
Ce qui m'incite à paraphraser le fameux poète Pierre Bouvier, Mekong millenaire, Mekong éternel, tu t'écoules.

Le soir à Pakben je transfert ma moto sur un autre bateau, on est cinq à la transporter car les bateaux s'arriment à une partie de la rive qui n'est pas aménagée pour débarquer les véhicules. Rien de particulier à Pakben sinon que je discute pétanque et moto autour d'un pastis avec un taulier laotien. Un reste du patrimoine français.
Lendemain départ pour Houa xai. Je vous détaille pas le parcours. 
Le soir je récupère à coup de lao beer des deux jours de bateaux avec un allemand et une polonaise jusqu'à pas d'heures. A notre bar des laotiens eux aussi se désaltèrent en jouant de la guitare comme moi je joue de la flute traversière. On craint les intempéries.



Le lendemain hardi les gars, il faut que je rejoigne Luang Matha.  
Les premiers kilomètres sont fait d'une route plutôt bonne et j'augmente vite fait ma moyenne, je m'octroie même une petite pause déjeuner dans un village histoire d'améliorer mon laotien. 14h il me reste 40 kilomètres. Je me tape 3 kilomètres de route défoncée puis arrive la route goudronnée : virage à droite, a gauche, regauche, reregauche puis ligne droite un petit coup à droite gauche droite. La moto guidonnerait pas je me risquerais presque à les passer avec les genoux dehors. 
Vazy jeannot t'as le bon rythme. 
Ligne droite et bientôt virage quand je me rend compte que la bécane chasse de l'arrière. Serais-ce la saison des amours ? 
Non en fait le pneu arrière est entrain de mollir. Il va falloir négocier l'arrivée au prochain virage avec le pneu arrière qui vient d'éclater.
Ça se trouve ami lecteur, ami admirateur, ami à demi gratteur,  tu lis ces lignes dans ton fauteuil, avec un cigare et un cognac comme tu pourrais lire les dernières nouvelles d'Alsace,  Tu t'amuses, t'analyses, tu conscientises, et tu te demandes « qu'est que j'aurais fait ? » En temps réel ça ne dure que 2s crois moi.

D'abord tu t'étonnes, tu penses avoir écraser encore un petit laotien. Mais l'effet dure alors tu serres les fesses en même temps que tu serres le frein avant, mais juste du bout des doigts, le frein pas les fesses, parce que dans cette position si tu te serres les fesses avec le bout des doigts t'es bon pour le cirque Bouglionne. Au début tu la joue Supermot (super motard), pour prendre le virage en dérapage mais finalement voyant que tu va te mettre au tas à vouloir jouer les audacieux, tu consens à sortir les deux jambes pour garder l'axes en espérant qu'un arrêt trop brusque n'ira pas mettre un terme à ta descendance.
Arrêt sans dommages mais gros coup de chaleur. Je considère les dégâts, impossible de réparer moi même.
Je vois un camion qui se pointe à l'horizon, j'hésite et finalement lui fait signe. Après négociation où ce bâtard m'extorque 50 tickets, je hisse la moto dans le camion et embarque pour finir à Luang Matha.
Réparation faite, demain le bout du monde à Muang Sing, à quelques kilomètres de la frontière Birmane.
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