Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
  • Contact

Recherche

Archives

2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 03:56

Si y a vraiment un truc qui me révolte chez les touristes c'est parfois leur manque de respect d'autant plus quand celui-ci vient se coller à deux centimètres du sujet pour le photographier.

Il y une tradition à Luang Prabang, au lever du soleil, les moines bouddhistes défilent dans la rue en file et font l'aumône. La population s'étale le long de la rue et offre aux moines des denrées alimentaires.

Wakeup@6. (levé à 6 heures, je traduit c'est pour ma mère et mon pére, maman papa je vous aime)

Arrivé sur les lieux, j'entame la conversation avec un Laotien qui a toute suite reconnu que j'étais français.  Comment a-t-il fait, j'avais tout fait pour me fondre discret dans le flot de touristes avec mes chaussettes Mondial foot 98 bleu blanc rouge, mes sandales, mon teeshirt I love LP et mon bob Pastis 51.

Sabadi … (bonjour en laotien)

Il m'explique que les moines des différents temples se rassemblent le matin au bout de la rue. Cette tradition est plus que centenaire. Sur un coté de la rue principale qui passe dans le quartier historique, les Laotiens étalent leur tapis sur le trottoir et préparent leurs offrandes : surtout du riz, des fleurs de lotus, bananes et d'autres fruits. De l'autre coté de la rue se regroupent les vautouristes. La catégorie des touristes à qui tu a envie de botter le cul.

6h30, les premiers bonzes arrivent, c'est l'effervescence, coté vautourisite ça s'agite comme si on avait piétiné une fourmilière. Je suis toujours avec le laotien, qui s'est agenouillé. Impossible de voir les bonzes. Une masse de photographes s'est déjà concentré sur le défilé. Le spectacle me parait aussi écœurant que les images des pèches aux dauphins au japon.

Sur la porte du café ou j'écris cette note, il est marqué : «Please don't do this protect our culture, Keep your distance, sit down, it's important to be lower than the monk, take photo at a far distance  from the monk...  »

dont acte les touristes.

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 07:08
Luang Prabang c'est une ville classé au patrimoine de l'unesco.
La ville est battit sur les rives du mékong et de la Nam kahn. On trouve un nombre incroyable de temples dans la ville. De haut, la ville se perd dans la végétation.

Une chose est sur c'est que luang prabang c'est pas hyper bon marché. C'est même relativement cher compte tenu du niveau de vie et des prix pratiqués dans les autres pays. Mais que c'est calme, que c'est reposant. Pas un building, pas un blockhaus, pas un mec qui vient te faire chier pour vendre une montre ou une chambre. Les laotiens sont super tranquilles.
En plus les laotiens ont hérité du meilleur du patrimoine français : les croissants, la pétanque, la poste et des routes départementales. Bon je sais j'use du quaternaire, mais j'expérimente.

Ce matin, je me suis levé tôt à 11h, et je me suis dégoté une petite terrasse avec un café, expresso s'il vous plait et un pain au chocolat. Comme je le dit parfois ca fait du bien de retrouver de vraies valeurs.
Bon en ce moment les français sont plutôt mal vu par les étrangers du au fait que Thierry Henry ait marqué de la main pour qualifier l'équipe de France à la world cup. Du coup je ne peux plus engager la conversation avec ces enculés d'anglais. Pourtant comme vous le savez, je suis vachement open et sans aprioris.
J'ai rien foutu pendant 3 jours, ce qui m'a permis de vous écrire ces quelques chapitres qui prendront c'est sur, leur place dans une bibliothèque entre Jack London et Stevenson.

En ce moment, ma préoccupation est de partir pour quelques jours dans la pampa à la rencontre des kamus et des mhongs.
Dans le centre ville, ils proposent un trip sur un éléphant, après un chameau, un cheval, des quirielles de gonzesses, il fallait que je monte sur un éléphant. Ca y'est je vois tout de suite mon lectorat féminin pester pour ce passement de jambes un peu holé holé.  Ok j'abdique : Satan sort de ce corps.
Sur ces considérations purement machiste. 

 
Partager cet article
Repost0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 11:37


La route serpente au milieu de la végétation. Je suis au cœur d'une vallée perdue. 
Les montagnes sont recouvertes d'une foret abondante et mouvementée.  De grands arbres émergent comme des bulles de ce magma végétal sorti d'un monde imaginaire entre Kipling et Jodorowski.
En bas une rivière teintée de vert suis son cours. Il y a quelques choses d'originel dans ce paysage, tout parait subitement en dehors du temps. 
J'enchaine les virages. Il est  16H30 et j'ai encore 50 bornes à parcourir avant d'arriver à SamNeua, soit plus d'une heure de route et la nuit tombe à 17h. Je passe de villages en villages. On les trouve généralement au croisement d'une rivière et d'une route. Les maisons sont construites en bois et sur pilotis. Devant certaines maisons, les familles se regroupent autour d'un feu et font sécher des piments. Des terrains de foot sont improvisés dans les rizières. 
A mon arrivée, les poules s'écartent de mon wild cat qui pétarade. Y en a une qui hésite, je passe à droite, elle court vers la gauche puis se ravise et poursuit à droite pour finir sous ma roue arrière. Va savoir pourquoi Charles. De leur coté les petits cochons piquent un springt au bord de la route. Quant aux chiens c'est à peine s'ils se poussent. Et toujours des dizaines de gamins qui vous saluent sous le regard offusqué des parents.
Sam Neua, Vieng thong, me voici Nong Khiew. Un adorable village sur la Nam Ou, coupé en deux par la rivière. Un pont relie les deux rives. C'est incroyablement calme et le paysage est also magnifique. Absolutly No stress. Des longues barques sillonnent la Nam Ou et assurent les transports des matériaux et des personnes à des villages disséminées le long du fleuve.

Après 4 jours de becanne me revoici en contacte avec des routards.
Partager cet article
Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 12:39
12 novembre
De retour à Hanoi, j'organise mon prochain mois.
Mon objectif dégoter une Minsk (une moto russe modèle 1976). En fait je compte partir à Dien bien phu puis traverser la frontière avec le Laos pour une boucle au nord puis retraverser la frontière pour monter à Sapa. Un mois de route, des étapes de 120 à 200km.

Pour ça, j'ai besoin du moto qui ait fait ses preuves en terme de robustesse. Simple à réparer. Je contacte un gars, pour une Minsk. Il me la laisse pour un tour.
J'ai pas fait 50m que je transpire. Elle guidonne, à l'accélération la roue arrière part légèrement à droite. Pas de freins. J'arrive un carrefour, je ferme les yeux : «  ca passe , ca passe, ca passe …. mais c'est passé !!!!! »
Un point positif tout de même, le moteur a l'air sain.

Au final, après avoir posé pas mal de questions, je négocie pour un leasing chez Hop (un viet qui parles français).
Je teste la bécanne, pour le coup celle-ci à des freins, elle ronronne comme une petite chatte et on fait vite fait ami ami.
Je descend et me met en face de la moto, pose ma joue tout contre son pneu encore tout chaud. Je redresse la tête et la regarde dans les loupiottes, les larmes aux yeux. Je tend mes bras et prend son phare entre mes deux mains pour lui faire un gros poutou. Je lui compte le tour du grand Huit : « on ira ...ou tu voudras quand tu voudras ... et l'on s'aimera encore même quand l'amour sera mort»
C'est beau.



Lundi 16, départ de Hanoi à 11h, une heure pour quitter la ville direction Mai Chau. Je met 5 h pour faire 137 bornes.
J'arrive claqué au village de Ba lac. Ce sont des Thaï blanc, une ethnie du nord du Vietnam et ils habitent dans des maisons sur pilotis. Je crèche d'ailleurs chez un habitant, heureusement que j'ai gardé mes affaires de Mongolie pour être au chaud, car la nuit est fraiche.

Lundi 17, départ très tôt à 8h pour être sur de passer la frontière et passer la nuit dans une chambre. J'ai 130 bornes jusqu'à la frontière et 80 bornes ensuite pour arriver à la prochaine grande « ville », mais surtout je dois anticiper les emmerdes à la frontière.
Sur la route c'est assez fun, ma Minsk fait un tel bordel que les gamins se retournent et s'apercevant que je suis un étranger, me font des hello et des signes de la main.
La route suit le cours d'une rivière et le paysage est magnifique. Les maisons en bois se perdent sur les pentes verdoyantes des montagnes. Des ponts suspendus traversent la rivière. Tout est très vert.
J'ai pas le temps d'une pause-pose malheureusement.

Je passe un groupe d'écoliers : « hello, hellooo, hello » Je m'arrête 200m plus loin pour un pause pipi. J'ai à peine le temps voilà que le groupe qui m'a vu s'arrêter est entrain de courir pour me rejoindre. Ils sont tous impressionnés par l'engin, je veux dire la moto. Ils me posent des questions en Viet. Je répond en yahourt c'est universel.



Na meo.Passage de frontière sans encombre.
Le style Laossien tranche avec celui du vietnam. Pas d'uniforme des habits en civil. Cool décontracté. Je fais tamponner mon visa, puis part aux douanes.
- Au vietnam ils vous ont rien dit pour la moto ?
- euh non ?
- Bon ben c'est bon, passez.
- Euuhhhh !?!? ok


Me voici au Laos.
Partager cet article
Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 06:24

 

Arrivé au Vietnam par le col de l'amitié : Tout un programme, sachant que Viet et Chinois ne se supportent pas. Va savoir pourquoi. 
Bref, choc thermique à Hanoi. C'est le bordel, traverser une rue relève du suicide. Ça se croise, s'entrecroise et se décroise, se toise, tu choises. 
Question naive comme ça au hasard. 
- Il faut un permis pour conduire une moto ? 
- Non la plus part n'ont pas de permis 
- Et une assurance en cas d'accident 
- Non ici les gens s'arrangent. C'est à dire, que si il percute un mec, il s'enfuit ou il repasse dessus, histoire que il ait le moins d'argent à payer. Un décès coute moins cher qu'un séjour à l'hopital OK c'est noté, pas plus de 60 sur l'autoroute pas plus de 40 en ville. 
Le soir même je rencontre Mathieu, un français qui termine son tours du monde, direct option snake village ou je souscrit au rituel et j'arrache le cœur d'un serpent vivant avec les dents. Je le sens palpiter sur ma langue tondum tondum tondum. 
Retour au radar, on s'en ai mis une à la vodka ou alcool de riz je pourrais plus vous dire. 

 
Le lendemain, on est parti à un trip su la baie d'along avec un groupe canadiens et argentins. Bien sympa le groupe. Sur la plaquette, le bateau a deux grandes voiles, huit chambres spacieuses, une grande salle de bain, ainsi qu'un salon avec un meublé sculpté. Au programme, kayak, monkey island. 
Ça c'était sur la plaquette, passons à la réalité : une coque de noix, pas de voile un moteur qui tournera toutes la nuit, une repas avec un poisson à partager à 6, des chambres exiguës, des chiottes tu t'assoies si c'est pas la lunette qui glisse, tu ramasses la porte sur les genoux. J'avais parler du kayak, mais non les kayaks ont déjà été loué. Et puis c'est l'armée, tout le monde doit être sur le pont pour le diner, breakfast et lunch, à l'heure stp. Et surtout qualité de service complètement absente. 


Par ailleurs la bais d'along est magnifique. Une mer d'un vert jade de laquelle émerge des pics couverts de végétation. Cependant je vais un peu casser le mythe la baie de Pang Gna en Thaïlande ou personne ne va est infiniment plus jolie. Cette baie est située à une centaine de kilomètre au dessus de phuket. La circulation dans la baie est très réglementée et tout les bateaux passent la nuit au même endroit. Du coup ça perd un peu de son charme.
 

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:14


Bon quelques news de votre freerider préféré.

Je suis toujours en chine dans un village au sud de guilin à yangshuo. Super reposant le village, j'alterne les activités de méditation et d'écriture entre chez kely's le bar 98 et la Alley's bar. Quand je sens un petite tendinite à force d'avoir trop levé le coude, je file chez Tina la masseuse qui repousse les vilaines petites contractures.



Hier j'étais décidé pour une séance de Taichihuan, mais je suis carrément arrivé à la bourre. Biscotte, hier j'ai loué un vélo pour faire le tour de la région. J'ai pédalé toute la journée, c'est pourquoi aujourd'hui j'ai pris option repos. J'ai passé une super journée. J'ai rencontré des chinois très sympas qui cherchaient leur chemin. Finalement ils ont pris un guide. Je me suis joint à eux et le guide nous a emmené tout en haut d'un pic et fait visiter un vieux village du coin.

 

Unbelievable !!!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 08:20

Dernier jour à Hong Kong, j'en profite donc pour écrire mes mémoires.

Devant moi j'ai l'île de Honk Kong, on peut rester scotché des heures à regarder les tours et les bateaux qui passent. Je me suis installé dans un starbuck café pour un cappuccino frappé. Quand on a pas trop le moral, rien de tel que de revenir aux fondamentaux. Il y a des valeurs comme ça qui rappellent la France : le starbuck café, le Macdonald et les crevettes Buba gump.

Sur ces considérations purement existentielles, je prend mes doigts de reporters du bout du monde pour vous écrire ces quelques lignes : lignes lignes lignes. Putain j'ai honte.

D'abord mon arrivée à Hong Kong, plutôt hard en fait. Je choisit une pension dans le centre de Kowloon.

Hong Kong c'est hyper cosmopolite, indiens, africains, chinois, européens, américains s'entrecroisent dans les rues dédiées à la consommations. L'enseigne de ma pension affiche Chunggis Mansion. L'endroit ressemble plus à Barbes qu'aux champs Elysée et fait carrément coupe gorge.

« Copy watch, copy rolex, chanel , gucci, suite, room » phrase du « jour ». Tous les 5 m t'es alpagué par un indien qui essaye de te refiler sa came. Je rentre dans la galerie menant à la pension que j'ai noté sur mon calepin. En fait le bâtiment de 15 étages est une ville à lui tout seul : hôtel, pension, shop, échoppe, restaurant, banque, on trouve de tout.

15 mn plus tard je suis dans ma chambre. Elle ressemble à un bloc opératoire avec ses carreaux blancs sur les mur : charmant. Les toilettes lavabos et douches sont confinées dans 1,5 m2.

Faut savoir que la vie est super chère à HongKong comme à Paris voir plus cher et pour dégoter une chambre dans les budgets c'est mission impossible.

 Après quelques heures de repos, je sors pour assister à événement à ne pas louper à Honk Kong : « the symphony  of a light show ». Reprends avec moi tu ne l'as pas lu avec suffisamment d'entrain et d'enthousiasme : The SYMPHONY of THE light SHOWWWWWW !!!! » A 2àh pétante et pendant un quart d'heure les grattes ciels s'illuminent et s'éclairent au rythme d'une musique. C'est magique et tellement kitsch.à la fois C'est asiate.

 

Durant la semaine, je me ballade. Victoria peak (Vue plongeante de  Hong Kong ), le grand bouddha, les villages de pécheurs Tai O, les marchés et les rues de Hong Kong: Temple street, shanghai street, tsim sha tsui.

Entre temps, j'ai fait la connaissance d'un allemand David avec qui je bouge dans HongKong.

Hong Kong, c'est des néons, des enseignes, des magasins,de fringues chaussures électroniques, des restaurants de toutes origines.

Contrairement à ce que l'on peut penser c'est pas à Hong Kong que tu fais de bonnes affaires en matériel électronique et photo. Sauf pour David qui a obtenu un Canon D7 à 1350€ au lieu de 2100 en France.

Hong Kong c'est aussi bien sur des tours d'habitations et de bureaux gigantesques. J'ai compté plus de 40 étages pour une tour d'habitations.

Le soir c'est bibine à SoHo. Un quartier ou l'on rencontre essentiellement des putes et des expatriés mais super bien équipé pour ce qui est de l'alcool.

 Les chinoises de Hong Kong sont particulièrement hum sexy et du coup on les confond souvent avec des professionnelles. En fait elles s'habillent souvent en petit short et des bottes ou sandales ce qui leur donne un coté assez énervant... pour les femmes des expats.

Donc bien évaluer son coup avant d'y aller. D'ailleurs c'est scandaleux que dans le guide du routard il ne marque rien à cet égard. En fait pour le guide du routard, le routard est un ascète qui ne vit que pour le voyage, la nature et n'éprouve aucun désirs sauf celui d'aller se taper 6 h de marche pour aller voir un martin pécheur attraper une carpe de 10 kg et y ressentir un sentiment de plénitude incommensurable.

Hier départ de mon comparse, d'où achat de rolex de dernières minutes à temple street. Pour 100€ t'as une copie conforme à une grande marque, like Rolex , Tag Haeur. Tu choisis d'abord sur catalogue et on t'amène en arrière boutique.

Puis on a rejoint deux journalistes Hong Kongaises pour aller diner. Elles nous ont fait découvrir les spécialités de Hong Kong : les Dim Sum et le BubbleGumMilkTea, rien à voir avec les positions du kamasutra.
Les Dim Sum sont des raviolis et encas cuits dans des petits paniers, quant au bubblegummilktea, il s'agit d'un thé au lait avec des morceaux de gelé à l'intérieur, la jeunesse en raffole.

Je suis rentré à une heure du mat, en arrivant , t'es alpagué par des africains : « hashich, coke, girls » phrase de nuit.

Bonsoir.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 17:49

Autrement dit dans le texte en français : les montagnes jaunes. A quelques centaines de kilomètres de ShangHai.
Ce sont des pics de granites émergeant d'une part du sol d'autres part des nuages ce qui donne au lieu un aspect fantastique. C'est d'ailleurs une des images les plus connues de chine que l'on voit représentée sur les peintures.
Sur place les distances sont assez réduites, on passe d'un site à l'autre sur un demi kilomètre.
 
Arrivé à Tongkou, et après y avoir passé une nuit, départ pour la eastgate. Il est très tôt et je pense ainsi éviter la foule. Mais non. Dès le ticket office je suis déja entrain de jouer des coudes avec les chinois. Un moment d'inattention et en voici un qui vous grille.
Après en avoir écraser quelques un, j'embarque dans le téléphérique. La monté est très raide, mais en dix minute on atteint le sommet. Pas loin de huit cent mètres de dénivelé.
Je commence par le coté Est du bloc montagneux. Le paysage est vraiment imaginaire. Des apiques vertigineux, des pins suspendus au dessus de 300m de vide. Pas de mer de nuages pour l'imagination, mais des noms évocateurs : la mer de nuages de l'est, le pic de jade , le pic du lotus, le pin sur le pinceau...


 
Le soir je tente le coup de poker : trouver une chambre au sommet pour me lever à 5h du mat et assister au crépuscule. J'avais déjà fait quelques tentatives au téléphone, mais tout était complet.
Toutefois, je note néanmoins un dortoir en face d'un grand hôtel. 
Je lache 80 Y pour un lit, j'ai pas le choix. Pour vous décrire l'endroit, avez vous vu les émissions d'envoyer spécial sur les travailleurs chinois a Dubai : 6 mecs confinés dans 4m2, conditions insalubres. les lits sont composés d'un planche et d'une couverture et d'un matelas de 5cm d'épaisseur. 
Le mec veut me montrer les toilettes et les douches, mais dans ma tête je suis déjà résolue à ne pas payer 15€ la douche dans un endroit aussi sale.
Fin du premier acte.

Je crapahute dans les montagnes et j'en prend plein les yeux. Les déplacements sont facilités car les sentiers ont été bétonnés. En revanche tu choppes du dénivelé, pour passer d'un point d'observation à un autre. En fin de soirée je rejoint  le sommet le plus haut (1840m) pour le sunset. 
 
Après le couché de soleil dans un ciel brumeux, je redescend jusqu'au dortoir.
Je rentre dans la chambre, les lits sont tous occupés par des chinois. Reste un que je n'avais pas choisit et pour cause, un gars récemment venu s'est amusé à jouer Jakson Polock avec ses veines. Le matelas pourrait s'appeler composition en blood printing : Putain.
Je cherche mon sac a viande, mais non il est avec mon sac de couchage chez philippe. ok pour dormir habillé. L'ambiance est sympa, ils sont très prévenant avec moi et plutôt étonné qu'un étranger ne crèche pas dans l'hôtel d'en face. On partage la bouffe et on se raconte nos vies. Les jeunes parlent dès le primaire l'anglais, l'un bosse pour Nikon, deux autres sont des étudiants. Certains essayent de parler français. Je m'efforce de baratiner les quelques mots de chinois que j'ai appris. Bonjour : Niraho, épicé : la, pas épicé : boula,  j'en veux pas lâche moi la grappe : bou yao, je te trouve très jolie :  etc..
Parmi eux, un couple de quinquagénaires chinois observent et essayent de communiquer. Les jeunes décident de mettre le réveil à 5h30. Pour ma part, je me décide pour une mise à l'horizontal à 21h, claqué.
C'est alors que je constate que mes pieds dépassent de 10 cm la longueur du lit.
Les chinois quant à eux, continuent leur discussion.

23h. Ne pouvant pas dormir, je me lève pour aller aux toilettes.
Vous vous dites James ta vie intime ne nous intéresse pas. Justement ce que je veux vous raconter est un des plus grand moment d'intimité partagé avec des chinois. Un moment que je qualifierait d'étonnement, de surprise. Je rentre dans les toilettes composés de trois chiottes à la turc et deux pissotières. Sur les chiottes à la turc, deux chinois accroupis, entrain de faire leurs affaires. Comment je le sais? et bien c'est simple dans les chiottes communes, il n'y a pas de cloisons. Ils sont concentrés, pensifs et fume leur clope tout en fixant le mur d'en face. Ils sont dans un tel état de détente qu'il pourrait se passer un paquet de chips et ouvrir une bière.
Ils me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits.
De retour « livide » dans mon bloc, je me colle un peu de réconfort dans les oreilles. « up and down and back again » de Powderfinger encore eux.
Bon , les chinois on fini leur bordel à minuit, après j'ai eu droit aux ronflements, un concert de pet et surtout le réveil qui sonne à 4h30 du mat. L'aurore était prévu à 6h12. 

En haut du « pic du singe qui observe la mer de nuage », j'ai une vue plongeante sur la vallée. J'adore les aurores. La brume qui se dissipe. Le soleil qui émerge et nous réchauffe. L'air pure déchargée d'humidité. 
Le soleil apparait peu à peu derrière les arêtes des montagnes jaunes. Les couleurs du ciel change du rose pale au rougeoiement puis bleu.


 
La marche de l'ouest.
Retour sur Tongku, j'opte de descendre vers l'ouest. 5 km jusqu'au téléphérique et pas plus de 8 du télépherique jusqu'à la porte ouest. J'envisage pas plus de 5 h de marche. En fait des marches, j'oublie simplement celles à gravir et à dégravir dans l'autre sens. Je me tue dans les montés et vomit dans les descentes. La marche de l'ouest passe par des sentiers suspendus. Des escaliers à descendre à la vertical et tout au bout des marches le vide. Dès que notre regard se lève de quelques degrés, on se sent près de basculer. 
Bref 9h de marche pour accéder au téléphérique. Ils me restent à affronter la queue de chinois qui bataillent pour entrer dans les cabines.


    
Partager cet article
Repost0
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:08


Une semaine bien dense à Shang hai. Je crèche chez des amis du lycée ( ça nous rajeunit pas ) que j'avais pas vu depuis 1988 bien qu'en fait on ait du se croiser en 1993.
Ils n'ont quasiment pas changés, Florence a la même coupe de cheveux et la même silhouette de ses vingt ans bien qu'étant maman de deux petites minettes. Quant à Philippe, idem, non pas qu'il est gardé sa coupe de cheveux, mais toujours aussi cool, en dépit du fait qu'il doit assurer comme un chef avec sa petite famille et son poste de dirigeant.
Comment vous décrire Shang hai. 
Je monte dans le shanghai world financial center, ambiance ambiance !!! des hôtesses m'accueillent avec des fleurs et une pina colada fraiche à point et me demande si je ne veut pas un massage. décidement vous êtes pret à tout avaler !!
Je suis effectivement accueillit voir cueillit par une hôtesse qui me dirige immédiatement vers l'ascenseur N°3, attente. D'autres passagers me rejoignent. La porte s'ouvre, nous gagnons trois étages et un sas pour accéder aux étages supérieurs. Au centre une maquette représentant l'urbanisation de Pudong (le quartier des affaires). Nous sommes plongés dans le noir. Des marquages lumineux au sol, au plafond, aux murs et des sons dignes de star war cadencent la présentation.
Nouvel ascenseur.
C'est la cage pour nous télé-porter du 3ieme au 101 ieme étage. Au plafond l'altitude, en face une animation de cercles concentriques. Il faut moins de 5 mn pour arriver au 97ie étage. 
Reprenons comment vous décrire shang hai.
495 m. 17h30 Je passe la porte et entre dans le hall de l'observatoire. Le paysage est à couper le souffle.
La tour Jimao en contre bas, la pearltower, pudong, le bund quai au batiment des années 30. Des building ont poussé comme dans une champignonnières  et donne à cette ville un aspect futuriste que l'on retrouve dans le 5ieme éléments ou plus exactement me rappelait-on dans Blade runner. De grands batiments empilés sans agencement donnant un coté étouffant. 
Voila le crépuscule, shanghai la grise laisse place à néons city. Des neons de centaines de metres dessinent les arrêtes des tours, tandis que certaines facades se changent en grands écrans de plusieurs dizaines d'étages pour projeter de la publicité. Le bund éclairent ses façades. L'autoroute part en enfilade vers le sud ouest, entravant comme une coulée de lave la ville.
Partager cet article
Repost0
18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 18:26

Voila, je vous ai tout dit ou presque sur ma Mongolie, maintenant reprenons le cours de l'histoire.

Le cours de l'histoire c'est que je suis devant le guichet et je souhaites partir le lendemain pour Shanghai. Je vais tenter de changer mon billet de train. Je fais la queue au guichet des réservations .

plus que deux... une personne. 50 cm sépare la personne en question de ma position. Ca y est mon tour, je m'avance mais un chinois s'intercale juste devant moi en tendant les billets.
En chine oubliez les conventions. La personne vient de me griller la place. Pas problèmes garçon !! Je prend mes deux mains que je place sous les bras du gars devant moi. Je le soulève comme un élévateur pour finalement le placer sur la droite. Le mec est étrangement étonné et s'offusque. Je tente de lui faire comprendre qu'il m'a grillé la politesse. J'explique mon cas, mais la guichetière ne parle pas anglais. Elle fait fort heureusement appel à une consoeur anglophone.
Le niveau sonore de l'hygiaphone est super faible et j'ai du mal à comprendre. Toujours sur ma droite, le chinois a deplus entrepris une conversation avec son mobile et parle comme s'il se croyait seul au monde.
Agacé, je le pousse du bras une première fois. Il s'éloigne un instant, mais manifestement le rebord du guichet l'aide à gérer sa fatigue. Et voila qu'il me crache sur les pompes. Et oui les chinois crachent comme ça ils peuvent néttoyer les sols avec leurs tongs.

Alors accoudé, je me relève, le regarde en désignant mes basquettes et lui indique par des gestes significatifs que même un sourd peut comprendre, que si il continue de brailler dans son phone, je ne vais rien entendre. Je l'écarte définitivement du bras pour le coller derrière moi dans la file. Et me replonge dans la conversation.
Voila qu'il se colle à mon sac à dos en pensant certainement que ça ira plus vite, tout en meuglant au téléphone.
 
ok utilisons sa méthode, concentre toi et fait appel à la force intérieure qui te gouverne petit scarabé: le fengchi. Là, il est vraiment très proche quand je trompette une sérénade, les sons sortent ronds et parfumés : un chef d'oeuvre !!! Parfumé à la coriandre, mais comme les moustiques, les chinois ont horreur de ça.
France 1, chine 0
Je me retourne, ils sont à un plus de un mêtre de mois.
Bon, et bien vamos à shanghai !!!!! 

Partager cet article
Repost0