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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 08:35

Deux jours de pluies nuhnstop, je me demande et vous vous demandez parce que vous avez un cerveau construit pour lire du Proust, ce qui m'a attiré dans un coin comme ça. La plage avec ses poissons morts et ses déchets ? Le crachin qui me rappelle invariablement la Bretagne ? Ou déguster pour la 101 ieme fois du riz et du poulet mais sur la cote pour changer un peu et en espérant qu'il ait un goût différent.

Bref, malgré l'angoisse qui me tenaille quant au fait que je doive prendre un bus et faire 14h de trajet pour traverser tout l'équateur, j'ai opté pour Puerto Lopez ultime étape de ma traversée en Amerique du sud.

J'embarque sur un rafio avec quelques équatoriens en vacances...25 mn de navigation quand tout d'un coup elle a surgit à 150m. Un saut extraordinaire au dessus des vagues.

On se rapproche....

Un.. deux souffles sur la droite....puis derrière à 15 mètres, la baleine a surgit des profondeurs et se permet un salto triple loop double axel pour le fun et à coté des embarcations. Le capitaine en compte trois dans le secteur.

En ce moment sur la coté équatorienne et pour 3 mois les baleines ont élu domicile à 20 mn de Puerto Lopez.

Une grosse baleine se promène avec son petit, pendant que d'autres s'envoient en l'air et retombe dans une gerbe d'écume. Nous scrutons l'horizon, mais c'est un jeux de hasard. Tandis que nous regardons au nord une surgit à l'est, juste le temps de la voir retomber. J'enrage car à plusieurs reprise mon autofocus merde et je rate de superbes photos des baleines jaillissant des flots. Les 10 dernières minutes sont un véritable festival... un spectacle hors normes

Equateur-PuertoLopez-020

James presqu'en direct de Puerto Lopez...

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 18:00

Es tu prêt à prendre l'Ayahuasca ? Me demande le Shaman.
Je suis prêt, sans pour autant ne ressentir un certain frisson à cette expérience d'un nouveau genre. Cela fait 24 h que je n'ai pas mangé, ce qui constitue la première étape du processus de purification. C'est aussi indispensable dans le sens ou ingérer de l'Ayahuasca fait vomir. La première prise de l'ayahuasca constitue la deuxième étapes de cette phase de purification.
Je retrouve le Shaman à 7h dans un endroit isolé du village, il s'appelle Pétronio. Il m'explique comment cela va se dérouler. Cela se passe en quatre étapes ou d'après ce que je peux comprendre, il y a quatre phases d'observation.

- Le ciel et les étoiles: le future, 
- les nuages : le présent, 
- la terre : le passé, 
- et sous la terre : la mort.

Il me dit aussi qu'il ne faut pas avoir peur des « choses négatives », ni lutter contre mais les accepter. Si jamais je devais avoir mal durant la séance, en ressentant par exemple la morsure d'un serpent il sera là pour retirer la douleur, il s'agit pour lui d'un mal qui qui tente d'être extrait.  Enfin me précise-t-il lorsque les esprits de la foret viendront me parler, je ne dois pas refuser le contact.

Le shaman prend aussi de l'ayahuasca. Il s'agit d'un liquide de couleur marron et d'aspect légèrement boueux.

7h30, nous buvons le Natem (l'ayahuasca). L'effet aura lieu dans une demi heure et durera toute la nuit. 

8h je sens les premiers effets se produire. Le shaman entame alors une invocation. Le son des feuilles, le son du vent devient distinct et plus précis et se transforme en murmure proche.

Cela fait une heure, le shaman réalise alors une limpiaza. Il me tient la tête, je l'entend murmurer et souffler puis il commence une nouvelle litanie tout en agitant frénétiquement des feuilles autour de ma tête puis le long de mon dos.

Les minutes s'écoulent alors je prend conscience de l'environnement visuel et sonore qui m'entoure, les formes, les sons se détachent pour devenir quelques choses de singulier et d'éminemment présent...

J'entre au pays des songes...

Equateur-Shiripuno-043

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:00

 

 

Equateur-Shiripuno-017

Départ des galapagos pour Quito, ville à la salle réputation ( ah ça on m'aura prévenu ). Je dois rester deux jours seulement sur Quito, je suis passé par une agence pour aller voir une communauté loin dans la forêt amazonienne, prêt du parc de yasuni à la frontière avec la Colombie.

Ce qui me fascine la bas, c'est la tribu pardon communauté Huarani, en équateur ce ne sont pas des tribus mais des communautés. Des indiens qui ont été découverts dans les années 60 et qui vivent encore à l'age de pierre. Mais ils sont un petit peu farouches et les approcher n'est pas une mince affaire. De tout façon aller dans ce parc sans passer par un guide est mission impossible car les conditions d'accès sont très difficiles.
J'envoie un mail à l'agence, le départ est décalé au 8 puis finalement pour diverses raisons annulés. J'ai perdu 5 jours et il faut que je trouve un autre plan sans quoi je ne vais rien voir de l'équateur.

Je part donc en direction de Shiripuno dans la Selva pour quelques jours dans une communauté Kishwa. 

C'est la que je comprend ce que sont les transports en commun en Equateur. Le chauffeur pique un speed sur l'autoroute. Au premier virage je sens que je vais revivre une tragédie. Dans le fond des locaux ont commencé à vomir.
Je gueule un coup sur le chauffeur. : « Puede conducir mas despacio por favor , enculé de ta race !!! », comme cela suffit pas je me lève pour aller le voir. Il double tout le monde : les taxis, voitures, camions, il est à fond.
Je me retrouve à coté de lui pour lui murmurer des mots d'amour dans l'oreille, lorsque j'aperçois le compteur. On est en descente et le compteur indique 160. Il est malade.
Faute de mieux, je lui réitère ma confiance comme dirait un président à son ministre en pleine affaire judiciaire, par une phrase du même tonneau. Son collègue me sort que si il va moins vite il ne sera pas à 5h à TENA, CQFD !!!, mais que de toute façon Dieu, le Christ et si cela ne suffit pas la Vierge, veillent sur nous.
Ah ben il fallait le dire, me voilà rassurer, Bon ben tout va bien, je vais aller me rassoir !!! si j'en ai le temps.

5 heures de calvaire plus tard, j'arrive à Tena puis à Shiripuno.

Les kiswhwa sont des gens très sympathiques, heureux de pouvoir partager leur culture avec des étrangers.
Ils m'invitent à participer à des activités quotidiennes comme la pèche, le lavage de l'or, la préparation du Chocolat avec des graines de cacao, super boeno. D'ailleurs, j'ai pas pu m'empêcher de lécher la presse pour récolter le meilleur, ca compense des gros vers grillés qu'ils ont servis comme des Curly à l'apero. Je part aussi avec Pierre et Teo dans la jungle ou j'ai droit à des explications diverses sur les plantes.

Entre temps, petit saut à Misahualli pour une soirée ou nous faisons une partie de billard Equatorien, dans une ambiance digne d'un film de truand: un bouibouis, un vieux billard usé, des gueules d'équatoriens et dehors une pluie tropicale qui n'en fini plus. Il pleut même à l'intérieur... A une heure retour à Shiripuno à pieds sous la pluie battante. En arrivant à Shiripuno, le rio Napo a débordé et le village est inondé par 50cm d'eau. La pierre sacrée ou se déroule demain la cérémonie de l'ayahuasca est aussi inondée...

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 03:12

galapagos-santa cruz-004
galapagos-santa cruz-004
par James

D'autres photos dans l'album Galapagos

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 01:00

 

Une plongée qui allait s'annoncer sans grand intérêt si ce n'est qu'une otarie est venue à notre rencontre.

galapagos-Cousin-007

On la vu d'abord à la chasse, elle était assez massive, et elle chassait avec deux autres otaries plus jeunes. Je lai vu pendant un petit bout de temps faire des va-et-viens à toute allure et passer en contre bas à 25m.

C'est alors que je suis descendu à cette profondeur me poser sur le fond, elle m'a aperçu et se demandait certainement ce que je foutait là et je l'ai vu se pointer face à moi juste en face à la même hauteur. Je l'entendais faire des sortes de jappement, pendant qu'elle m'observait avec ses deux gros yeux, puis repartir.

Disparue ? non, alors que je nage en direction du groupe, la voilà qui me suit en observant mes palmes faire des battements gauche droite, gauche droite. Ça l'intrigue, je regarde sa tête suivre le battement des palmes jusqu'au moment où finalement elle mort dedans.

Un peu plus tard en revenant à une profondeur de 20m, la voilà encore qui me fait face, j'ai agrippé un rocher pour éviter de dériver. Elle s'approche maintenant très près, elle est à 20 cm de moi et j'ai vraiment l'impression qu'elle cherche à communiquer. Je sens qu'elle touche mes mains avec ses moustaches, on reste longtemps en face à face, je l'entends japper encore, elle s'approche encore par petit coup puis me file un coup de museau ou tout du moins essaye de chopper mon détendeur qui laisse échapper les bulles.

Si confiante dans l'eau, on a envie de les toucher et de leur faire des papouilles, un moment d'interactions inoubliable.

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 17:14

J'ai pas résisté longtemps à l'envie de débarquer sur ces iles, voir les tortues, les iguanes mais aussi me régaler en plongées.

 

Gordon rock
Une des plongée les plus spectaculaires, les plus incroyables : le grand océan, le grand bleu , le grand jeu.
Gordon rock, deux barres rocheuses dans lesquelles s'engouffre le flux et le reflux de la mer. Résultat un courant très fort qui conduit la plus part des pélagiques à venir se faire un nettoyage en règle sur les lieux.
En fait pour ce faire, ils ont besoin de petits poissons qui vont se glisser dans les branchies pour manger toutes les petites impuretés. Ils trouvent ces petits poissons près des récifs, mais ont besoin aussi de courant pour s'oxygéner. Deux conditions qui font qu'à ces endroits appelés cleanning stations, les gros du pacifique viennent faire une cure de jouvence.
Quand à nous, dès la mise à l'eau on a quelques secondes pour descendre à 10 m, pour éviter les courant de surface et s'accrocher au rocher.
Une fois dans l'eau, à 15m nous rejoignons l'entrée de la passe. Au bout de quelques minutes apparaissent des tortues, des requins à pointes blanches, des bancs de barracudas. Encore quelques minutes pour rejoindre un fond sablonneux à 25 m.
La visibilité n'est pas top, environ 10m, mais maintenant nous voyons très clairement un banc de requins s'avancer vers nous. Il s'agit d'un banc de requins marteaux, ils sont une dizaines, ils mesurent environ 3 m et se meuvent par de lents mouvements. 
Dans le bleu, un groupe d'une vingtaine de Golden Raies volent en formations au dessus de nous.
Puis nous faisons face maintenant à un escadron de 6 de raies Mobula. Ce sont des raies qui ressemblent à des raies Manta mais de plus petites tailles (3 mètres de larges comme même). 
Un véritable jubilé et on en aimerai encore.
Reste 15 mn, nous nous sommes posés à l'entrée de la passe, pour observer d'avantage les requins marteaux.
galapagos-GordonRock-004


 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 17:59

 

J'ai pris un bus pour passer la frontière. Dedans un américain, qui a vécu plusieurs mois en équateur et qui en connait un rayon sur le pays, qui en connait surtout un rayon sur la criminalité en Equateur et tout particulièrement sur Guayaquil. 
Intérieurement, je me dis que j'aimerai bien qu'il ferme sa grande gueule et qu'il arrête de me pomper la tête avec ses histoires de vols, de braquages, de meurtres, de blessés par balles, de faux taxi, d'enlèvement.

Je débarque un peu stressé dans la gare du bus à 22h... ambiance coupe gorge, peu de lumière et peu de monde... je tire au sort un taxi car du coup je ne sais pas lequel choisir, si je choisit celui qui n'est pas un criminel.
Hotel sanders por favor.
A peine assit, le chauffeur me dit que le coin n'est pas sur et qu'il connait un autre hôtel plus tranquille. Je lui assure pour ma part que celui là fera très bien l'affaire, en priant intérieurement qu'il m'emmène pas chez ses potes pour me dépouiller.
J'arrive à l'hôtel, le gars avait raison, ça sent le chaud. Un mec en arme surveille la porte de l'hôtel et le coin à l'air carrément craignoss. 
Je range toute mes affaires, laisse ma montre, mon passeport, mon appareil photo, la CB dans la chambre, met mon plus beau caleçon au cas ou je me retrouverai en slip question de dignité et prend uniquement 10$ pour faire le tour du quartier à la recherche d'un Cenar à 3 dollars. (cenar : diner en espagnol que je conserve ici à des fins de tournure de phrase).
OK je vois, je suis le seul gringos à m'aventurer sur la place. Quelques personnes déambulent comme des zombies dans la clarté blafarde des lampadaires.
Alors que je longe le parc, un homme surgit des buissons, juste à mon niveau. Sa tête sort à peine de l'ombre, il a les
bras glissés dans les poches.
Alors qu'il vient dans ma direction, je peux deviner sa figure. Le gars a la gueule balafré. Je me dis que que ça y est, ça va commencer, il ne m'a fallu que 15 mn avant d'avoir une embrouille.
C'est à ce moment là aussi que je me suis dit que avoir les tongs n'aident pas vraiment quand il faut courir.
Il est sur moi maintenant et m'interpelle (je traduit direct en Francais):
« eh Mister, il ne faut pas que vous restiez ici Monsieur c'est dangereux. » 
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 17:29

 

Décidément, je n'arrive pas à trouver l'inspiration pour vous faire découvrir le Pérou. Et plutôt que de vous servir de l'ennui comme un plat de spaghetti sans sel ni beurre devant Derrick, j'ai décidé de passer directement à l'Equateur, je reviendrais vous présenter le Perou quand l'inspiration viendra.

 

Equateur-001

 

L'Equateur c'est des images et des rêves en pagailles. La nature préservée : les galapagos, les parcs nationaux. Des cultures encore intactes avec des tribus indiennes découvertes il y a moins de 50 ans, comme les Huarani ou les Shuars appelés aussi Jivaros dans la région de Iquitos au Perou. Bref un pays qui vous amène aux portes de l'imaginaire.

 

Pour m'accompagner durant ce périple j'ai choppé un roman de Luis Sepulveda : Le vieux qui lisait des romans d'amour. Ca se passe justement dans le sud de l'équateur dans une région peuplée par les Shuar.

 

 

Equateur-002

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