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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 22:23

 

« what's the fuck !!!!... » que je traduirai par « putain de merde !!! », bon je vais encore me faire engueuler pour cette tournure de langage, mais il y a des paysages, des instants qui sont vraiment forts qui vous saisissent et vous laissent sur le cul. C'est ce que je me suis dit soudainement au sommet du Mt Yasur. 

J'ai pris une guesthouse au pieds du mont Yasur. Je reste pas plus de deux jours. En fait je suis en pleine saison basse et il y a peu de monde pour faire des rencontres et par ailleurs peu de monde pour converser et je sens que les journées peuvent paraitre longue. 

Je rentre dans le restaurant de la guesthouse, une dizaine de touristes sont là pour le Mt Yasur. Dans les bungalows et dans le restaurant, nous entendons quelques déflagrations et ressentons les ondes de choc du Volcan à 700 m.

Le guide nous prévient, depuis 1 mois le volcan est passé au niveau 2 d'alerte et il est maintenant pas recommandé de s'approcher pour voir le fond du cratère.

17h, nous embarquons dans le pickup et montons de 200 mètres par un chemin en terre. Nous nous stoppons à un premier niveau le reste de l'ascension s'effectue à pieds. Après 100 m, nous nous arrivons à une première crête. Sur la droite un chemin mène au sommet du volcan avec une vue plongeante à l'intérieur du volcan.

De la fumée s'échappe du volcan prélude à une éruption. Tout à coup une explosion projette des scories à une hauteur impressionnante.

Comment vous dire... on se sent euh petit.

Le guide nous précise que le volcan est imprévisible et que pour l'instant, rien nous garantie qu'a l'endroit ou nous nous situons il n'y ai pas de projections de lave car précise-t-il les rochers sur lesquels nous sommes assis ne sont pas arrivés là par hasard. Bien nous voilà rassurés, pensais-je nonobstant, terme que j'aime bien utilisé pour sa sonorité   sortie en double saltos, arrivée pieds joint comme un caporal qui claque des talons en s'évertuant un « général, vous m'avez demandé ! ». De plus ajoute-t-il, il serait très dangereux de monter au sommet car les scories peuvent atteindre parfois cet endroit.

Un chance pour nous un vent assez fort pousse les poussières de l'autre coté du cratère.

Voici le crépuscule. Les projections de lave qui jusqu'alors avait l'allure d'un conglomérat noir commence à rougeoyer dans l'obscurité naissante. Tout le monde observe une portion venant dans notre direction, en retenant son souffle et prêt à déguerpir, on a l'impression que ca dure des secondes. 231, 232,233... Elle tombe devant à 20 m, en revanche un morceau de la taille d'une vache, pour nos amis de la SPA excusez la facilité, effectuant une parabole des plus exemplaires franchit le sommet et s'écrase bien 30m derrière dans la poussière en faisant un bruit sourd, étouffé et sans échos. A l'impact, l'enveloppe noire éclate et se déchire pour laisser apparaître son corps rouge encore incandescent.

Bon nous voilà renseignés.

19h30 nous sommes dans l'obscurité complète maintenant. Du cratère proviennent les échos d'une mer de lave en furie qui illumine à chaque remous les flans du cratère tandis que les nuages de fumés prennent une couleur rouge sombre. A chaque explosion le spectacle est proprement stupéfiant, des fragments incandescents poursuivent leur vol dans le ciel avec un léger sifflement.

Les autres membres sont reparti avec le 4x4, je reste avec un autre gars sur la crête car j me lasse pas de la beauté du spectacle. 

20H30 on se carapate on en a assez vu et surtout on doit redescendre pour le diner. et puis ne me sentant pas trop de rester seul, vu le danger, je me dit que c'est mieux de descendre à deux. On fait à peine 5 m, c'est alors qu'une explosion colossale se produit. Une déflagration énorme à déplumer un casoar en service le jour du 14 Juillet.

Une scorie s'élève à une hauteur vertigineuse à bien 75° au dessus de l'horizon. J'hésite, je ne sais pas à ce moment si elle vient vers moi ou si elle a été propulsé à sa verticale.

« what's the fuck !!! »

231,

232,

233...

Vanuatu-tana-17

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:09

 

Esperitu santo

Je suis donc à Luganville ville principale de Espiritu santo et deuxième ville du Vanuatu qui n'en compte que deux d'ailleurs.

Au vanuatu, tout les gens qui se croisent se disent  bonjour, hello ou monin' en Bislamar (dialecte de racine anglaise) ou utilise le langage des yeux en soulevant les paupières ce qui équivaut aussi à bonjour.  Luganville s'étend le long de la mer d'une rue principale. C'était un des principaux ports d'attache de la marine américaine lors de la seconde guerre mondiale. Les hangars cylindriques servent maintenant d'entrepôt ou de structures à de nouvelles constructions comme des habitations ou des églises. Coté mer il n'est pas rare de rencontrer de vieux véhicules Us army jetés pelle mêle sur le rivage. Le spot le plus important étant one million dollars point.

Je me rend avec Lee (un australien croisé la veille) à Aquamarine un club de plongée ; à luganville la grande attraction est une énorme épave de la WWII de 200 m couché sur le flan entre 21 et 73 mètres de fond : le USS président coolidge.

Le Uss président coolidge.

Ce bateau est un ancien paquebot reconvertit en transporteur de troupe durant la seconde guerre mondiale. Il fut coulé en touchant une mine américaine et fut évacué en toute hâte en laissant le matériel dans les soutes.

wreck.jpg

Première plongée sur Cargo One.

C'est comme ça qu'est nommé la première soute à l'avant du bateau, la plongée s'effectue entre 25 et 35 mètres.

Nous partons de la plage. Dans l'eau nous suivons un énorme boute qui s'enfonce dans le bleu.6, 10, 13m.. 15 m le flan droit apparaît peu à peu dans le bleu. D'énorme coraux tabulaires, je vous refait pas la blague car la j'ai pris le ton du commandant couteau et on déconne pas avec le commandant Cousteau, ont envahit la surface métallique. Une entaille sur le flan permet l'accès direct à Cargo One. Nous allumons nos torches descendons dans l'ouverture. 

A 10 mètres en dessous se mêlent jeep, bulldozer mais aussi armes diverses 12 mm, mitrailleuses, mortiers et toutes sortes de balles, le tout figé dans un bloc compacte par le corail qui cimente solidement l'ensemble. Nous pénétrons dans l'obscurité de la soute en avant de la proue.

Il ne reste plus qu'un faible halo bleu, lorsque Simon nous demandent d'éteindre nos lampes torches.

Devant nous dans l'obscurité presque total, nous observons une série de flashs blancs. Ce sont des lightfish (Diplophos rebainsi de la famille Gonostomatidae) petits poissons bioluminescents qui déclenchent ces éclairs. C'est psychédélique, électrique, quantique.

Plongée sur le medical suplies et cargo 2,  je vous la fait rapide...

Autre plongée, plus profonde et plus profonde dans les entrailles du monstre (Cousteau oblige). Ce coup, on rentre dans les pièces qui ne sont pas ou peu exposés au jour. Dans le médical supplies, éclairé par le faible rayon de notre torch, on trouve encore des récipients contenant des produits médicaux, des bottes et quelques outils. On passe au barber, dans laquelle tient encore debout la baber's chair. Nous ressortons par le cargo 2, autre soute on nous retrouvons jeep, buldozer mais aussi des tankers sous formes d'ogives entassé les une sur les autres.  Certaine se sont effondrées sur elle par la pression de l'eau. Cela fait penser à un vague monstre qui aurait déposer ses œufs.

 

La lady

La lady est l'objet certainement le plus photographié, mais aussi le plus emprunt de mystère. Autrefois elle dominait l'entrée du fumoir des premières classes. Dans notre imaginaire c'est l'amante qui n'a pu être sauvé du dramatique naufrage, c'est l'histoire de Juliette de Romeo, de la petite Annic, de calypso et davey jones, de tintin et milou, de la Lady et du Président Coolidge. C'est le symbole de cet accident tragique, le trésor caché du Coolidge enfouit dans les eaux sombres pour l'éternité...

C'est parti pour une plongée avec au départ un 250 barres (pression de l'air dans la bouteille), histoire d'assurer les paliers. Une autre bouteille de 10 litres est déposée à 15m. 

Nous approchons de l'épave. Parcourons le flan sur 20m, l'entrée s'effectue par le cargo two. Nous pénétrons dans la cellule ou sont entreposés les aircraft drop tanker (les œufs métalliques), et pénétrons du même dans le monde d'Alien. 

Un stop au dessus de la porte, les lampes sont allumés. En vidant mes poumons, je descends verticalement progressivement dans l'obscurité. Nous parcourons la walk way du pont C sur une trentaine de mètres. Nous descendons à 35 m. Nous sommes dans un monde résolument obscure et angoissant. Quelques passages plus étroits que les autres nécessitent de se contorsionner avec délicatesse. En fait nous passons toutes une série de pièces dont l'accès s'effectue par des trous d'érosion dans les paroies. Nous descendons plus profond au cœur de l'épave

Nous pénétrons enfin dans une grande pièce, nous descendons à 40m. L'obscurité est totale en dehors des seules cônes de lumière projetée par nos torches. Nous balayons la pièce de nos faisceaux de lumière lorsqu'elle apparue. La lady est un tableau représentant une femme dans un manteau rose s'appuyant sur un cheval blanc. Son revêtement en plastique l'a conservée intacte. Cette vision colorée nous projette immédiatement dans le passée, à l'époque ou le Coolige était un transliner puis transporteur de troupe.

On traine pas trop longtemps devant le tableau, car il faut remonter en toute sécurité.

On prend ce coup ci un chemin différent, nous remontons par les cabines. Les passages se réduisent de plus en plus au fur et à mesure que nous remontons vers la prou. Au dessus de nous, les hublots laissent filtrer la faible lumière extérieure dans un rayon bleu inquiétant. Nous pénétrons enfin dans cargo one pour retrouver la sortie.

 

      Santo_3.jpg

* les photos sont des emprunts

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 18:58

Vanuatu-esperitusanto-001

 

Décollage expresse et salutaire de nouvelle caledonie pour le vanuatu, ex nouvelles hybrides.

Ce pays était jusqu'en 1980, je vais certainement vous l'apprendre un condominium, non rien à voir avec une fabrique de capotes. C'est à dire un pays sous gouvernement Français ET Anglais. Vous avez bien entendu, deux gouvernements à la tête du pays. Mais tenez vous bien, histoire que vous compreniez bien l'ambiance, les pays colonisateurs ne se sont pas partagé les iles. Non, il fallait faire plus simple, chacun gouvernait les mêmes iles. En plus vous imaginez l'entente entre les français et les anglais. Bref de quoi être schyzo.

Ce qui fait qu'actuellement, lorsqu'on s'adresse au nu-van, on ne sais jamais s'ils parlent anglais ou français, puisque à l'intérieur d'une même famille des enfants peuvent aller dans une école anglaise ou française. 

Ça c'est pour l'histoire.

Port Vila (ile d'Effat) puis Luganville (ile de espirtu santo). Tout de suite, je suis dans le bain. Les voyageurs sont accueillis par un petit groupe de musique youcoulélé, guitare et percussion, ça change des douaniers français. 

Les nu-van sont communiquants, ils aiment parler de leur pays comme faire la conversation. En deux heures de temps on en apprend plus sur leur culture qu'en 15j avec des Kanaks.

Finalement, je me trouve un petit hôtel sympas, pour passer une semaine sur l'ile.

 

Bref un autre univers et combien intéressant. Les gens dans les villages les plus reculés ont conservé leur tradition millénaire, hormis celle du cannibalisme qui faisait désordre. Plusieurs missionnaires de la première vague de colonisation ont fait les frais de l'hospitalité nu-van. 13 groupes d'iles (81) composent l'archipel, et chacune a développé sa culture insulaire conservant tout de même une base commune. Bref un pays culturellement très riche. On compte pas loin de 113 dialectes. 

Parmi les coutumes les plus extraordinaires celle de Pentcotes ou les hommes passent leur grade en se jetant du haut du tour de 30 m de haut en étant attaché par les pieds à une liane : début du benjijumping.

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