En fin de journée, on campe dans une ger aux pieds des dunes. Je vous passe encore sur ce grand moment bucolique et pastorale et totalement amazing. Il n'y a pas d'autre mot vu que l'américaine que l'on vient de croiser ne s'en époumone. Et puis ça se décline à tout les temps, 'it's amazing" it was amazing" "blablabla amazing" etc... je vous la fait pas au subjonctif.
Depuis qu'il est permis de regarder les étoiles à nouveau, je ne peux compter le nombre d'étoiles filantes qui anime le ciel nocturne. Ce soir là, il s'est passé quelque chose de complètement "amazing" dites vous, non d'irréel. Le soleil s'était caché depuis 1h37 environ, lorsqu'un halo lumineux s'est formé dans l'atmosphère. Tout d'abord de la largeur de mon pouce à porter de bras, le halo s'est rapidement élargi pour couvrir la moitié puis la totalité du ciel pour finalement s'estomper. J'ai pas eu Michel au téléphone, Michel tu connais pas michel chevalais le prix nobel ?. Bref, nous pensons qu'une étoile filante a explosé au dessus de notre tête et que ses résidus éclairés par le soleil ont formé ce fameux halo. Ca n'a pas duré plus d'une demi heure. Au départ on pense à la fin du monde, la venue des extraterrestres et puis enfin de compte, rien de plus qu'un satellite qui s'écrase.
Deux jours pour récupérer des kilomètres de pistes ce n'est pas trop en fait.
Lendemain farniente, j'en profite pour escalader les dunes alentour pour avoir un panorama et prendre le temps. 250 mètres de sable à gravir.
Je met 1h30 pour accéder au sommet (sa race), je suis à bout de souffle. Il me revient en tète une chanson de powderfinger (des amis australiens qui ont un petit groupe sans prétention qui vendent des millions de disques) "there's a place for us, siting here and waiting for the sun"
cette chanson m'accompagne depuis un moment et casse mes moments de doutes.
Nous avons loué des chameaux pour se faire une petite course. Je vous rassure, un chameau c'est aussi con qu'un dromadaire et pas moins intelligent qu'un cheval. je vais en faire gueuler certaines.
Ca se dirige facilement, maintenant pour les faire avancer c'est une autre paire de manche. mais un "tchou" suffit à leur faire comprendre que vous êtes le maître à bord. Jusqu'au moment ou des "----" de chevaux se sont mis à s'affoler à notre approche semant par le coup la panique chez nos chameaux. Après ces cons la se regardent : "au fait tu courrais pourquoi toi ? ben parce que tu courrais, ben moi je courrais parce que tu courrais"
Dans ces moments la il n'y a qu'une chose à faire, t'accrocher comme un chat s'accroche à une branche suspendue au dessus d'une piscine. J'en rigole encore

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