La route serpente au milieu de la végétation. Je suis au cœur d'une vallée perdue.
Les montagnes sont recouvertes d'une foret abondante et mouvementée. De grands arbres émergent comme des bulles de ce magma végétal sorti d'un monde imaginaire entre Kipling et Jodorowski.
En bas une rivière teintée de vert suis son cours. Il y a quelques choses d'originel dans ce paysage, tout parait subitement en dehors du temps.
J'enchaine les virages. Il est 16H30 et j'ai encore 50 bornes à parcourir avant d'arriver à SamNeua, soit plus d'une heure de route et la nuit tombe à 17h. Je passe de villages en villages. On les trouve généralement au croisement d'une rivière et d'une route. Les maisons sont construites en bois et sur pilotis. Devant certaines maisons, les familles se regroupent autour d'un feu et font sécher des piments. Des terrains de foot sont improvisés dans les rizières.
A mon arrivée, les poules s'écartent de mon wild cat qui pétarade. Y en a une qui hésite, je passe à droite, elle court vers la gauche puis se ravise et poursuit à droite pour finir sous ma roue arrière. Va savoir pourquoi Charles. De leur coté les petits cochons piquent un springt au bord de la route. Quant aux chiens c'est à peine s'ils se poussent. Et toujours des dizaines de gamins qui vous saluent sous le regard offusqué des parents.
Sam Neua, Vieng thong, me voici Nong Khiew. Un adorable village sur la Nam Ou, coupé en deux par la rivière. Un pont relie les deux rives. C'est incroyablement calme et le paysage est also magnifique. Absolutly No stress. Des longues barques sillonnent la Nam Ou et assurent les transports des matériaux et des personnes à des villages disséminées le long du fleuve.
Après 4 jours de becanne me revoici en contacte avec des routards.