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  • : Le tour du monde selon st James
  • : Blog a forte portee pedagogique et resolument incorrecte James et son tour du monde
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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 19:47

chef-tariboulouk-2-copie-1.jpg

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 18:10

Puisqu’il faut conclure… ce premier tome.

 

Voila il fallait que ça arrive un jour, ça tombe soudain comme ça on ne l’a pas vu venir, on y croit pas, ça nous frappe subitement. La veille au soir j’ai profité une dernière fois de l’ambiance de Playa, sex drog and hiphop, pas trop envie de quitter ce petit coin de déb..de paradis.

You want me go back to France !!! chiraquais-je intérieurement … mais ce qui me vient à l’esprit c’est surtout : ”J’ai les boules Roger, j’ai les boules". Il est huit heures du mat le pack est fait, un dernier coup d’œil sous le lit et direction l’aéroport back to France.


Après deux semaines super denses à Playa ou j’ai pu nager avec les requins baleines, mais aussi fréquenter des requins et des baleines d’un autre genre et faire du coup la fête à outrance, mais surtout après 350 jours de voyage et plus de 70 000 Km parcourus à pieds, à cheval, en chameau, en moto, en vélo, en voiture, en bus, en train, en bateau, en avion, en ambulance et pris plus de 20 000 photos, me voici de retour dans mon pays natal coincé au stade nazal. Que voulez vous j’ai choppé un rhum.

Je suis entrain d’écrire ces lignes et je me demande quand je vais me prendre cette grosse claque ce gros coup de bâton qui va m’achever. Celui de la réalité, du métro boulot dodo. J’atterri doucement, mais suis attentif à tous ces signes dévastateurs qui vous collent le blues après avoir traversé l’océan.

Un an ou tu perds la notion de semaine et du quotidien car chaque jours est différent, pas de WE, pas de jours qui s’inscrivent comme la répétition du précédent. Pas d’activités qui rythment tes semaines, tes mois. Une sensation de liberté incroyable. Putain c’étaient quelques choses… ces images, ces sensations, ces rencontres.

 

Un jour en Nouvelle Calédonie, je discutais avec Laurent ethnologue et batteur de son état. Il me parlait d’un  ancêtre confrère qui était parti étudier je ne sais quelle tribus dans quelle contrée lointaine d’Afrique équatoriale. Le mec en avait chié des ronds de pelles : les galères, les maladies, le vol de matos, les voitures embourbées dans la boue, la dengue, la fièvre jaune, noire, bleu, le cannibalisme, cheche ou la mort…

Bref après deux ans d’emmerdes, le type revient harassé. Quelques jours plus tard, au cours d’une conférence, après avoir décrit ses aventures, il se retire sur le perron de l’université suivi de son ami et confrère. Il trouvait que ce dernier avait pris quelques kilos et quelques rides, lui n’avait pas l’impression d’avoir vieillit. Il s’avance au bord des marches et regarde la ville, l’agitation des passants comme si rien n’avait réellement changé, comme si rien n’avait bouleversé leur vie. Il surplombe la scène, satisfait comme un auteur qui termine son œuvre ou le lecteur qui referme la dernière page de son livre, les pensées perdues dans les souvenirs encore chauds.

Son ami l’observe et finit par saisir. Au bout d’un moment il le rejoint et lui dit : 

 

Bon… Quand est ce que tu repars ?....

 

 _MG_4033-copie-1.jpg



Mes hightlights...my memories..


Les instants, les moments

Les meilleurs moments : je crois tous, ça été un an de pur bonheur et de liberté.
Le moment le plus scotchant : l'arrivée sur l'observatoire à 500m de haut du Shanghai World Financial center.
Le pire moment : l'accident de bus en Bolivie
Le coup de blues : Tana au Vanuatu.

Les moments en suspension : les rues de Valparaiso

Les soirées les plus déjantés : la route 36 à La paz
Les soirées les plus chaudes : El pueblo à San José Costarica et quito Equateur.

Les soirées les plus conviviales : kingcross Australie, Newcastle Australie

Le plus beau couché de soleil : au désert d'atacama, chili
La plus belle nuit : mongolie.

 Le plus beau levé de soleil : ile de paque
Le plus dur physiquement : le huayana potosi
Le plus dur psychologiquement : les mines de Potosi

La plongée la plus naz : ile de Pâques, y a rien à voir
La plus belle plongée : bat island costarica

 

Les moments les plus forts par pays
Embarquer dans le premier avion.
Mongolie : Premières nuits dans les Gers
Chine : l’arrivée en haut du shangai world financial center
Vietnam : Hanoi et le passage de frontière au Laos
Laos : Luang Prabang
Australie : la great ocean road et les twelve apostle
Vanuatu : le mont yasur
Ile de pâque : le levé de soleil sur les statues
Chili : Désert de Tara (atacama)
Bolivie : la bolivie que des moments forts : le levé de soleil sur le salar de Uyuni, les mines de Potosi, le Tinku, l’arrivée au sommet du Huyana Potosi à 6088m.
Perou : Le levé de soleil sur le Machu Pichu
Equateur : les galapagos la plongée avec l'otarie
Costarica : les plongées sur les Bat islands avec les raies manta et les requins bouledogues


La nourriture
La bouffe la plus horrible : les vers grillés chez les kishwa en Equateur
La bouffe la meilleur : la salade de mangue à hochiminville, le canard laqué de Bejing, le steack de kangourou à Melbourne
La bouffe la plus épicé : les hot pot à bejing

La meilleure bière : la cooper verte ou jaune, Australie
La pire bière : la pilsen CostaRica

Meilleur cocktail : le pisco sour

La pire boisson : le kava (Vanuatu, Nouvelle Caledonie)

Les peoples

La plus belle rencontre : Les trois petits mongoles de Karakorum

Les plus jolies filles : les vietnamiennes de nathrang , les filles hong kong ou les filles de Guadalajara lorsqu'elles descendent à playa.

Les gens les plus antipathiques : Noumea Nouvelle calédonie.
Les gens les plus sympathiques : Vanuatu, Australie

Les gens les plus détendus du bulbe : les laotiens 2 de tensions J

Endroits

La plus belle plage : Playa del carmen Mexique

Mon hotel packbacker préféré : Sydney back Packer
Le pire endroit où j’ai créché : le dortoir à huangshan chine

L'endroit le plus beau : L’altiplano avec le désert d'Atacama et de Uyuni, Ile de Pâques, Uluru Australie

L'endroit le plus moche : Lima

Ma ville préférée : Melbourne

L’endroit le plus dangereux : Guayaquil

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 16:33

American PIE I

Ya deux ans j'avais fait une excursion dans les bas fonds de playa del carmen, les bas fonds marin bien entendu, j'avais été stupéfait de voir cette ville envahie par les américains de Miami ou de Californie genre LA. Nos amis Ken et Barbie.

Ken, californien léger teint préfabriquée par la table à UV, les dents blanches ultrabright made hollywood, les cheveux parce que je le vaux bien et surtout body buildé à 100 kg pas plus sinon ça fait trop. Pour le dressing : short, basquettes et chaussettes blanches tendues jusqu'à mi hauteur du mollet et la touche finale la montre TomSellect.

Mais que serait Ken sans son accessoire indispensable : Barbie.

Barbie, c'est la blonde cheveux longs, la peau du visage légèrement tirée, la bouche par conséquent légèrement siliconée, mais visuellement parlant ce qui frappe le plus, ce sont ses deux seins refaits @ least du D, E ou F qui dévient le regard. J'ai essayé c'est très difficile de lui parler en la regardant dans les yeux. Petit cul dans un petit short. Et évidemment on y échappe pas des talons aiguilles.

Bref Bigger is better.

Quand je me lève tôt pour aller plonger, je peux voir courir Barbie dans les rues avec son Ipod et son jogging rose bonbon, quant à Ken, cablé aussi sur son ipod, préfère courir sur la plage à la balboa, dans un long travelling sur fond de sunrising.

Ceux la sont mes préférés, des fois Ken ne peut pas venir faire la fête et c'est malheureux car Barbie se retrouve toute seule en boite, armé de son décolleté au bord de la rupture et de sa tenue blanche légerement transparente qui laisse entrevoir un string lorsqu'il existe.

J'adore la classe américaine...

 Playa-del-carmen--Mexique 2046 7 8

American PIE II

Certain américains sont à la pointe de la technologie. C'est vrai qu'ils sont forts. Ça n'a pas 15 ans et déjà tous les gamins ont leur Iphone 4g et leur Ipad et le domaine de la plongée n'échappe pas à la règle.

J'accompagne pour mon examen de dive master un groupe de 3 jeunes plongeurs passant leur niveau II. Le groupe est constitué d'un anglais et de deux américains dont un s'est rasé le corps entier et se trimbale en maillot de bain string rouge. Olivier et Hervé sont déjà au breifing et ont déjà constitué les binômes …

Ces bâtards m'ont évidemment laissé le gars en string....

A 5 mn du site nous leur recommandons de se préparer, le gars monte un système sur le premier étage du détendeur. Un connecteur envoie les informations de pression d'air sur son ordinateur au poignet. Le masque est du dernier cri et les palmes ont un système de ressort et de tendeur qui permettent à n'importe quel plongeur de nager comme une tanche. Le gars s'applique au contrôle, je le vois compter chaque élément de son équipement. Étonné, je lui demande combien il a fait de plongées. 15 me répond il. Effectivement son matos ne l'aide pas vraiment des qu'il est dans l'eau. Il joue au yoyo, dès que je le perds de vue je suis obligé de faire trois mètres pour le récupérer soit en train de sombrer soit en train de remonter en flèche. Idem pour le palier à 5m, c'est l'enfer.

Tout ceci me rappelle un autre américain qui avait embarqué sur le bateau tout son matériel. Mais le plus incroyable c'était le masque. Ce dernier possédait un capteur wifi qui recevait la pression d'air de la bouteille, jouait le rôle d'ordinateur ET affichait par réflexion sur la paroi intérieure du masque les informations...manquait plus que la télé, le fridge et le four rose bourbon.

Dans l’eau il nageait comme une enclume…

 


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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 01:11

Départ pour le Rincon, sous la pluie arrivée sous la pluie, en fait pour tout vous dire c'est la saison des pluies la rainy season. A voir dans le coin son volcan et son lot de fumerolles de bains thermaux, ses geysers, son cratère.

Mais la fatalité frappe encore et encore d'accord d'accord disait le poète d'Agen, en effet à cause de la saison des pluies, les sentiers qui mènent aux geysers et cratères sont interdits biscotte trop dangereux. Les locaux craignent les éboulements et les effondrements de terrains.

C'est alors mesdames messieurs que j'apprends une grande leçon de vie, est ce que j'emphase suffisamment ?

Quand un Costa Ricain vous indique un raccourcit en vous disant que ce sera plus rapide vous n'êtes pas obliger de le croire, voir même méfiez vous. Après avoir fait le tour des chemins balisés du coté ouest du parc du Rincon, nous décidons d'emprunter le chemin qui part sur la droite que nous identifions comme étant le raccourcit qui mène aux thermes.

Nous pénétrons dans l'univers sombre et humide de la rain Forest, foret ainsi nommé parce qu'il pleut à l'intérieur, c'est à dire sous la canopé, au dessus non il ne pleut pas.

Nous marchâmes des heures traversant vallées et rivières, boizé sous bois. J'entends la chansonnette de Farugia qui raisonne dans ma tête « Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintnant ... », mais jamais non jamais nous ne trouvâmes les thermes au bout du raccourcit. C'est alors qu'il les a vu....

Les a vu quoi ben les animaux, notamment on a surpris un fourmiller, des oiseaux par milliers oyé oyé, des grosses dindes aussi... mais point de thermes. Après 9h de marches, nous retournâmes dans la pénombre de la foret équatoriale, les singes hurleurs nous accompagnant de leurs cris inquiétants...

voilà le Costa Rica...

CostaRica-Rincon-018

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 09:00

Dans le Bonybanet, ils avaient marqué si vous voulez vraiment voir du people, il faut que vous alliez au parc national de Santa Elena. Superbe parc, ou l'on peut observer la faune, mieux qu'a Montéverde.

A les entendre, c'est le paradis, the place toubi, les animaux viennent faire leur show juste devant toi. Le quetzal vient jouer des claquettes, le Jaguar en bas résilles entame « welcome and bienvenue, welcome !! » et le Tapir joue du xylophone, pendant qu'Eddy le Piaf tend au visiteurs son chapeaux gibus en quête d'un ou deux dollars. Un show garanti haut en couleur.

Mais sur place les guides après que l'on ai dépensé une petite somme que je trouve pour ma part limite du foutage de gueule , nous raconte que bien malheureusement les animaux c'est pas la saison et qu'il va nous expliquer les plantes. T'as raison ça demande moins d'énergie. Pour ma part cette histoire de Tapir jouant du xylophone, j'avait trouvé ça douteux.

Bref après 3h ou le guide a eu le talent de bien meubler l'excursion, nous sortons un peu déçu. Mais avec Neness il y a toujours de l'espoir et après prise de renseignements c'était finalement au Parc de Monteverde que nous decidons d'aller. C'est là qu'ils nous attendent les animaux.

Je sais pas pourquoi j'ai une impression de déjà vu, pour un prix tout aussi exorbitant, le même discours, le même vide. Les quetzals, singes, les paresseux, les toucans c'est pas la saison. A la sortie, le guide nous demanderait bien une propina (un pourboire), mais je prend sa mine contrite du début.

« Les pourboires c'est pas la saison »

CostaRica-Santa Elena-009

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 00:25

Je me disait tantôt que je me ferais bien un autre volcan en éruption et tous m'avait dit qu'Arénal ferait bien l'affaire. Je rejoint donc Elsa, Eliott et Geraldine à l'Arenal Observatory EcoLodge, dans le but d'avoir la meilleur vue lorsque le volcan explosera un bon coup. La vue est effectivement superbe, le volcan domine les alentours. Mais finalement bien moins qu'une belle éruption ça aura été une symphonie de pets foireux. Bref, Arenal joue Amy Vinehouse et annule son concert. So drunk.

 

CostaRica-Santa Elena-001

Pas de soucis, plein d'entrain et d'espoir, le Costa Rica c'est le pays de la nature et des animaux, pour cela, le bonybanette, guide hyper usité chez les Backpakers, prévient : la meilleur période pour observer les animaux c'est la saison des pluies, et pour cela rien de tel que de traîner dans les Parcs nationaux avec un guide.

En fait il faut bien passer par un guide, car je peux vous assurer que tu mets trois plombs à essayer de deviner quel animal, l'animal nous montre. "Juste there !!!" En fait tu soulèves la fougère devant toi, débroussailles le paysage sur trente mètres, coupes deux trois arbres et là seulement tu vois la patte de l'oiseau en question. Bref il faut un oeil expert pour apercevoir le pouilllième d'un animal lorsqu'il ne se barre pas au bout de 10 secondes. Ou bien tu t'appliques en plissant légèrement les yeux à deviner aux indications :

"Bon tu voies la grosse branche du troisième arbre à partir de la droite.
Là y une grosse feuille qui ressemble à une oreille d'éléphant, t'y es ?
De là à un pouce à gauche, il y a une sorte de liane, ok ?
Bon encore à gauche de la liane,il y a une sorte de cercle fait de branche entremêlées.
Avec une sorte de bouquet de feuilles... juste derrière tu aperçois le bec."

Tu regardes et répète dans ta tête : grosse branche, liane, bouquet, cercle, bec... mais tu ne vois qu'un univers fait d'arbres, de branches et de feuilles qui se ressemblent tous. Tu ressens l'excitation de la découverte mêlé à celle d'être le bennet qui aura raté le truc important.

Et l'autre de rajouter : « mais si c'est simple pourtant »

Et quand j'écris "important" autant dire que t'auras pas d'autre occase de voir le spécimen car en fait tout cela s'avère quelques peu décevant, notez que je me retiens quand j'écris ça. Néanmoins ce guide se montre persévérant et nous avons quelques surprises entre serpent, grenouille et paresseux.

CostaRica-Arenal-007

 

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:36

Bon, j'ai envie de vous parler d'une quête désespérée. Ça fait des quirielles d'années que je plonge, inspiré par le Commandant Cousteau que je matais à la télé, bien avant Hulo et ses séquences huch émotion. Enfin bon bref maintenant vous savez que j'ai 33 ans.

Et donc cela fait des années que j'attends de faire cette rencontre exceptionnelle...Je l'avais déjà vu mais de très loin c'était à Ranguiroa en Polynesie Française, excusez du peu, oui j'ai été la bas. A chaque fois que je me pointait là ou normalement on l'avait vu c'était plus la saison.

A Mullaway en Australie, pas de bol la situation météo empire, pas de sortie.

Maldive idem, elles sont parti plus au sud. Tu vas voir si elles sont parties plus au Sud, je vais t'en donner du sud, tu vas mes les chercher, j'ai deux mots à leur dire... Bref un quête impossible, une sorte de fatalité.

Je débarque donc au Costarica, au départ dans le but de me faire les iles Coco, il s'agit d'un parc national à l'instar des Galapagos, topissim pour la plongée où les gros poissons viennent en villégiature. Mais le prix (3800$) et la connerie des organisateurs m'incitent à conserver judicieusement ma tune.

Me voici donc à Playa del Coco au nord ouest de la cote pacifique pour quelques plongées et là idem la saison est passée depuis deux semaines...

Cependant, j'en profite pour prendre un daytrip avec SummerSalt centre école de plongée. La journée se déroule en trois plongées sur les Bat Island, avec un spot exceptionnel pour l'observation des Requins Bouledogues : the Big scare. Et pourquoi la grosse bleu, ben à cause des Bullshark justement et c'est parfaitement justifié. Le Bullshark c'est un des rares spécimens qui attaque à l'homme.

Consigne de sécurité à bord. On reste en groupe serré, soit proche des rochers, soit dos à dos pour éviter qu'ils ne passent entre nous et ne fassent une morsure exploratoire.
Descente rapide et stop à 15 m, la visibilité est de 20-25m. Au bout de quelques minutes, les voilà par banc d'une douzaine d'individus. Ils sont extrêmement massifs et trapus (d'où leur nom) et contrairement à la plus part de ses congénères qui se montrent plutôt timides et méfiants, lui n'hésite pas à se montrer curieux et s'approcher. 
Ils tournent autour de nous. Je me retourne et je m'aperçois qu'il y en a un à moins de trois mètres. Ils mettent de plus en plus la pression, je suis pas super serein, ils ont un comportement toujours plus agressif. Tandis que nous les observons devant, il y a toujours un plus téméraire qui s'approche dans notre dos. Je tourne la tête en voilà un qui s'amène face à moi et pivote soudainement à une courte distance. Un autre choisit de nous contourner en nous surplombant, il passe vraiment prêt.

Et puis une ombre est venue sur nous, gigantesque, au moins 4 mètres de large, elle passe dans le flow de bulles lâchées par le plongeur, réalise une boucle pour replonger à nouveau dans les bulles à tout juste quelques mètres de nous. La voilà ma RAIE MANTA. Le voilà ce moment que j'ai tant attendu. Puis deux autres immenses volent de concert. Nous en avons 4 au moins au cours de la plongée. Nous ressortons tous incroyablement ébahis et heureux de cette plongée époustouflante.

Après une heure d'intervalle nous replongeons sur le même site, mais plutôt que de rester statique pour l'observation des requins, nous décidons de faire le tour du récif. The show must go on, de nouveau deux raies Manta d'une impressionnante dimension. Plus tard, alors que nous nageons en direction de la passe, je vois arriver pile-poil face à moi une raie Manta la gueule ouverte (pas de souci pour votre auteur ça mange du plancton). Elle est titanesque, je vois même le fond de son « gosier », je ne sais pas quoi faire, je suis captivé. Arrivée sur moi, elle enchaine un loop. J'en prend plein la vue, je prend aussi la mesure de sa taille 4 à 5 m de large, elle est à portée de bras... Puis venant de la gauche, une autre raie... j'en crois pas mes yeux, je met un moment pour être sur de ne pas rêver, celle-ci ressemble un véritable démon sorti des enfers. Elle est toute noire couleur charbon....

2h de plongées inoubliables.

La dernière plongée sur un site plus éloigné, sur un piton rocheux. Pas de raies Manta ni de requins mais c'est aussi un spectacle hors norme. Des bancs de poissons d'un densité inimaginable. A l'intérieur, on ne distingue plus la surface ni le fond englouti dans les ténèbres. C'est un régale pour les yeux qui se perdent un univers graphique, de couleur et de lumière. Platax, vivaneaux, neadlefish, jackfish (carangues) nous offre un carnaval en trois dimensions avant le passage des raies aigles volant en patrouille dans le grand bleu.

Quand je suis rentré, j'avais des crampes à force d'avoir la banane.

 

Manta Ray

Photo d'illustration empruntée du web, mais j'en attend sous peu

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 06:18

Bon et bien me voici en Amérique centrale, c'est beau, pas le CostaRica, enfin si c'est beau, mais je pensait à tous ces kilomètres parcourus. J'ai l'impression que tous ces pays la mongolie, la chine , c'est maintenant hyper loin. Je me ferai peut être un chapitre best of ou High Light pour conclure.

Mais j'en suis pas encore là et même à vrai dire, ce dernier mois va être dense, mais j'hésite sur les derniers kilomètres à faire. J'enchaine, costa panama ? Ou bien je remonte sur Cancun par un nicaragua honduras, belize ? ou bien je me casse à Cuba, no sé.

Mais d'abord les amis, je vais me poser et troquer le Pisco Sour pour la Margarita pour vous faire une courte introduction : Le Costa Rica c'est comme même le seul pays au monde ne possédant pas d'armée. Voilà pour l'introduction...je vous l'avait dit quelle serait courte. 

Au moment ou j'écris ce petit chapitre, un petit chapitre pour mon blog mais de grandes heures pour vous, je dois vous admettre voir confesser que j'ai pris peu de photos pour l'instant, car pas l'envie ou plus l'envie ou besoin d'une pause. Je suis resté deux jours à San Jose, très sympas avant de partir sur la cote pacifique au nord ouest à playa del Coco, pour un farniente et quelques jours de plongées entre deux averses...

 

pano2

 

 

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 08:35

Deux jours de pluies nuhnstop, je me demande et vous vous demandez parce que vous avez un cerveau construit pour lire du Proust, ce qui m'a attiré dans un coin comme ça. La plage avec ses poissons morts et ses déchets ? Le crachin qui me rappelle invariablement la Bretagne ? Ou déguster pour la 101 ieme fois du riz et du poulet mais sur la cote pour changer un peu et en espérant qu'il ait un goût différent.

Bref, malgré l'angoisse qui me tenaille quant au fait que je doive prendre un bus et faire 14h de trajet pour traverser tout l'équateur, j'ai opté pour Puerto Lopez ultime étape de ma traversée en Amerique du sud.

J'embarque sur un rafio avec quelques équatoriens en vacances...25 mn de navigation quand tout d'un coup elle a surgit à 150m. Un saut extraordinaire au dessus des vagues.

On se rapproche....

Un.. deux souffles sur la droite....puis derrière à 15 mètres, la baleine a surgit des profondeurs et se permet un salto triple loop double axel pour le fun et à coté des embarcations. Le capitaine en compte trois dans le secteur.

En ce moment sur la coté équatorienne et pour 3 mois les baleines ont élu domicile à 20 mn de Puerto Lopez.

Une grosse baleine se promène avec son petit, pendant que d'autres s'envoient en l'air et retombe dans une gerbe d'écume. Nous scrutons l'horizon, mais c'est un jeux de hasard. Tandis que nous regardons au nord une surgit à l'est, juste le temps de la voir retomber. J'enrage car à plusieurs reprise mon autofocus merde et je rate de superbes photos des baleines jaillissant des flots. Les 10 dernières minutes sont un véritable festival... un spectacle hors normes

Equateur-PuertoLopez-020

James presqu'en direct de Puerto Lopez...

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 18:00

Es tu prêt à prendre l'Ayahuasca ? Me demande le Shaman.
Je suis prêt, sans pour autant ne ressentir un certain frisson à cette expérience d'un nouveau genre. Cela fait 24 h que je n'ai pas mangé, ce qui constitue la première étape du processus de purification. C'est aussi indispensable dans le sens ou ingérer de l'Ayahuasca fait vomir. La première prise de l'ayahuasca constitue la deuxième étapes de cette phase de purification.
Je retrouve le Shaman à 7h dans un endroit isolé du village, il s'appelle Pétronio. Il m'explique comment cela va se dérouler. Cela se passe en quatre étapes ou d'après ce que je peux comprendre, il y a quatre phases d'observation.

- Le ciel et les étoiles: le future, 
- les nuages : le présent, 
- la terre : le passé, 
- et sous la terre : la mort.

Il me dit aussi qu'il ne faut pas avoir peur des « choses négatives », ni lutter contre mais les accepter. Si jamais je devais avoir mal durant la séance, en ressentant par exemple la morsure d'un serpent il sera là pour retirer la douleur, il s'agit pour lui d'un mal qui qui tente d'être extrait.  Enfin me précise-t-il lorsque les esprits de la foret viendront me parler, je ne dois pas refuser le contact.

Le shaman prend aussi de l'ayahuasca. Il s'agit d'un liquide de couleur marron et d'aspect légèrement boueux.

7h30, nous buvons le Natem (l'ayahuasca). L'effet aura lieu dans une demi heure et durera toute la nuit. 

8h je sens les premiers effets se produire. Le shaman entame alors une invocation. Le son des feuilles, le son du vent devient distinct et plus précis et se transforme en murmure proche.

Cela fait une heure, le shaman réalise alors une limpiaza. Il me tient la tête, je l'entend murmurer et souffler puis il commence une nouvelle litanie tout en agitant frénétiquement des feuilles autour de ma tête puis le long de mon dos.

Les minutes s'écoulent alors je prend conscience de l'environnement visuel et sonore qui m'entoure, les formes, les sons se détachent pour devenir quelques choses de singulier et d'éminemment présent...

J'entre au pays des songes...

Equateur-Shiripuno-043

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